SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 23 October 2021, Saturday |

Franck Riester : Les responsables libanais ne respectent pas leurs engagements

Le Ministre français chargé du Commerce extérieur et de de l’Attractivité, Franck Riester, a entamé cet après-midi une visite de deux jours au Liban, au cours de laquelle il va rencontrer le Président de la République, le Général Michel Aoun, et un certain nombre d’officiels et d’organisations de la société civile.

Il a commencé par une longue visite de l’École supérieur des affaires de Clemenceau, accompagné de l’ambassadrice de France, Anne Grillo, où ils ont visité l’École et ses différents départements. Il a été reçu par le directeur de l’Institut, Maxans Dubo, et a rencontré un certain nombre d’étudiants qui ont expliqué pour lui les 9 programmes spécialisés offerts par l’École, de la licence au doctorat.

M. Riester a tenu une réunion avec les chefs des départements et a écouté attentivement les avis de plusieurs entrepreneurs sur la manière de développer leurs projets et applications avec l’aide de l’incubateur SMART ESA, en s’enquérant de tous les détails précis et pratiques.

Après la visite, M. Riester a déclaré : « Je suis ici à l’Institut pour voir concrètement le partenariat entre la France et le Liban, qui a pu former des jeunes déterminés à relever les défis auxquels le Liban est confronté, y compris les défis économiques, et à obtenir les qualifications nécessaires pour que le Liban ait une économie productive, et relever Les défis de la digitalisation avec la mise en place d’un incubateur d’entreprises ».

Il a estimé que « l’institut est une grande réussite, car il a pu former et incuber des entrepreneurs émergents, et établir des réseaux d’affaires français et libanais au service de l’économie libanaise et au service du partenariat entre notre pays. »

Il a ajouté : « Je suis ici à Beyrouth dans le cadre d’une visite de deux jours. Je rencontrerai demain le président Michel Aoun, et je me rendrai également au port de Beyrouth pour voir ce que l’aide française a permis de réaliser après la terrible explosion qui a touché le port de Beyrouth il y a près d’un an, et pour voir concrètement les résultats de l’intervention française, à la demande du président français Emmanuel Macron pour prouver que les engagements ont été tenus. Je rencontrerai également le président Aoun pour savoir si les engagements libanais ont été tenus ou non. Je veux aussi rencontrer les représentants des forces vives de la société libanaise, à commencer par les chefs d’entreprise et ceux qui sont l’avenir du Liban qui se projettent dans le futur, et ils représentent l’espoir, à un moment où La crise économique frappe durement le Liban. »

Concernant le message qu’il transmettra au président de la République et aux responsables libanais, il a déclaré : « Pour que chacun d’entre eux assume ses responsabilités. La France a respecté les engagements pris par le président Macron, qui est venu deux fois au Liban, en plus du ministre Jean-Yves Le Drian, qui était ici il y a quelques semaines. Nous respectons nos engagements, et la France est aux côtés du peuple libanais, et chacun doit remplir ses devoirs. Les responsables libanais ne respectent pas leurs engagements, et nous disons avec force et nous dirons demain au président Aoun que les intérêts du Liban sont en jeu. »

Concernant les prochaines étapes, si la voie politique reste stagnante, il a déclaré : « Chacun doit assumer ses responsabilités, et ce n’est pas à la France de porter la responsabilité des responsables libanais. La France a tenu ses engagements vis-à-vis du peuple libanais à travers l’aide humanitaire, éducative et sanitaire et la reconstruction du port, et je serai demain sur le port. »

Il conclut : « La France dit qu’il y a des responsabilités qui reposent sur les épaules des dirigeants libanais envers l’histoire et envers la crise économique, sociale et politique. »