SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 5 October 2022, Wednesday |

Frangieh: Les paris pour l’extérieur ont toujours une triste fin

Le chef du mouvement Marada, Sleiman Frangieh, a confirmé que tout au long de la période qui s’est écoulée, notre conscience, ainsi que la vôtre, était à l’aise à travers nous, expliquant:« Nous sommes avec le moins de capacités, et grâce à l’amour des gens, nous avons pu résister et continuer ».

Les mots de Frangieh sont venus lors d’une réunion avec le bureau des avocats à  » Marada » en présence de l’Association du Barreau du Nord, Mme Marie Thérèse Al Kawwal, où il les a félicités d’avoir élu cette femme, et a précisé que nous sommes sous le toit de la loi, rappelant qu’on dit toujours la vérité telle qu’elle est, loin du populisme.

Soulignant la nécessité qu’il y ait une institution dans laquelle l’indépendance judiciaire s’accompagne d’une institution qui contrôle cette indépendance, il a vu qu’il serait utile de retirer l’autorité à 20 ou 25 politiciens corrompus ou non et de donner ça à cinq cents juges de même mentalité, structure et psychologie, surtout s’il y a quelqu’un derrière eux qui les protège politiquement?.

Le chef du mouvement Marada a souligné que nous sommes les seuls aujourd’hui capables de communiquer avec tout le monde, et les chrétiens n’ont aucun intérêt à vivre en dehors de leur environnement arabe, et nous n’avons jamais parié sur l’arabisme, la coexistence et l’unité du Liban.

Il a expliqué que:« la volonté du peuple est essentielle, mais il n’est pas nécessaire d’entraîner les gens vers la destruction, mais plutôt de s’éloigner de la scène avec le moins de dégâts possible, et c’est ce qu’a fait le président Suleiman Franjieh après le massacre d’Ehden ».

Soulignant que nous devons compter sur nous-mêmes et sur notre volonté, il a précisé qu’aujourd’hui nous sommes dans la pire situation et nous devons travailler pour arrêter l’effondrement et atteindre la stabilité et ensuite aller faire avancer le pays en attirant les investissements.

Il a déclaré:« Nous sommes des chrétiens arabes et nous avons notre rôle politique au Liban, que nous n’abandonnerons pas et qui est protégé par la démocratie, une économie libre, le système bancaire et la liberté d’expression ».

Il a poursuivi:« Nous avons toujours mis en garde contre une telle situation depuis 1992, lorsque nous avons dit que nous deviendrions comme les Indiens rouges, un peuple indigène qui ne possède rien dans son pays, mais personne ne voulait croire ».

Il a souligné qu’il faut compter sur nous-mêmes car les paris pour l’extérieur ont toujours une triste fin.

Et comme il a précisé que la décentralisation proposée comprend tout sauf l’économie, la défense et les politiques étrangères, et voici la question:« Qu’est-ce que nous différons au Liban à part ces questions ? Il a ajouté : « Nous étions et sommes toujours contre la partition ».

Et il a conclu en soulignant:« Dans le monde entier, on ne se fie pas aux intentions, mais au système qui contrôle les intentions, et que toute personne libre est avec l’état civil ».