SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 27 September 2021, Monday |

Ghada Aoun poursuit sa guerre contre Riad Salameh

La procureure générale près la cour d’appel du Mont-Liban, la juge Ghada Aoun, a achevé sa guerre contre le gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salameh. Selon les informations de « Sawt Beirut International », une longue période d’enquêtes et de perquisitions a abouti à la condamnation de Salameh, du président de la banque Société Générale, Antoine Sehnaoui, de la présidente du Comité de contrôle des banques, Maya Dabbagh, et des propriétaires de la société « Mecattaf » spécialisée dans le transport de fonds, Michel Mecattaf, aux crimes de « transfert de centaines de millions de dollars à l’étranger, d’enrichissement illicite et de blanchiment d’argent ». Elle les a renvoyés devant le premier juge d’instruction du Mont Liban, le juge Nicolas Mansour, et a demandé leur interrogatoire et l’émission de mandats d’arrêt à leur encontre.

Ces mesures n’ont pas dévié du cours du conflit effréné entre le gouverneur central d’une part, et le président Michel Aoun et son équipe politique, qui ont utilisé tous les moyens dont ils disposent dans leur guerre contre Salameh.

Il est vrai que cette allégation met fin à de longs mois d’enquêtes préliminaires menées par Ghada Aoun, dans le dossier du transfert de fonds à l’étranger, qui ont comporté des descentes, des effractions, des casses et des délocalisations de la société Mecattaf à plusieurs reprises. Il perpétue également la rébellion de la juge Aoun contre la décision du procureur général près la Cour de cassation, le juge Ghassan Oweidat, qui l’a isolée des dossiers financiers.

L’attention se tourne maintenant vers le premier juge d’instruction du Mont-Liban, Nicolas Mansour, pour surveiller sa position, et savoir s’il va poursuivre les poursuites et interroger ces accusés, ou s’il va se conformer à la décision du procureur général près la Cour de cassation, le juge Ghassan Oweidat, qui l’a empêchée d’enquêter sur les dossiers financiers, et que cette procédure est considérée comme illégale.

    la source :
  • Sawt Beirut International