SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 3 December 2022, Saturday |

Hawat à « Sawt Beirut International »: Il y a ceux qui cherchent à ne pas révéler la vérité sur le bombardement du port de Beyrouth

Gladis Saab

Le Liban connaît des événements qui menacent l’arène intérieure, notamment le dossier de l’explosion du port de Beyrouth, et ses répercussions contre les responsables libanais, dont une grande partie est dans le cercle d’accusation, et cette affaire a appelé à une intervention sectaire pour éviter de nuire aux ces personnalités…

Quant aux élections législatives, elles sont également incluses dans cette liste, ce qui va exploser et fragmenter les blocs parlementaires, et cette affaire terrifie les chefs de blocs, car les résultats leur feront perdre la capacité d’imposer leurs plans.

Le pouvoir judiciaire pourra-t-il le démanteler et empêcher les politiciens de s’immiscer dans leurs tribunaux ?

Le représentant Ziad Hawat a estimé dans une interview à « Sawt Beirut International » que l’enquêteur judiciaire, Tarek Bitar, devrait être laissé faire son travail car l’autorité politique n’a pas le droit de décider de nommer le juge qu’elle veut nommer.

Hawat a indiqué qu’ils étaient les premiers à demander une commission internationale d’enquête, mais ils ont été complètement rejetés, étant donné que le Liban compte de nombreux juges judiciaires.

En effet, le premier d’entre eux était le juge Fadi Sawan, et après que des convocations soient sorties de son bureau contre un homme politique, il a travaillé dur pour le destituer.

Aujourd’hui, ils cherchent à remplacer le juge Bitar et à arrêter son travail sur ce dossier de diverses manières.

Cette affaire indique qu’il y a ceux qui cherchent à ne pas révéler la réalité de l’attentat à la bombe et de ses auteurs, avec différents prétextes de sectarisme, de doctrine et d’affiliation du juge, et cette affaire ne nous conduit pas à la vérité.

Hawat a ajouté: « Nous, en tant que politiciens, ce n’est pas notre travail de déterminer qui est l’auteur ou de le retrouver, et si un parti ou un parti politique a des doutes sur les enquêtes de l’enquêteur judiciaire, il doit recourir aux cadres juridiques représentés par le Conseil supérieur de la magistrature et l’inspection judiciaire.

Le traitement ne peut pas consister à menacer de descendre dans la rue, d’utiliser des armes et d’intimider les gens.

Quant aux élections législatives et à la querelle entre le président Michel Aoun et le « Mouvement patriotique libre » d’une part, et le « duo chiite » d’autre part, Hawat a estimé qu’à chaque fois que la scène électorale approche, des campagnes de resserrement des nerfs commencent par discours sectaires. Mais le fait est que les deux parties s’accordent sur les options, mais la différence ne porte que sur la manière de les mettre en œuvre.