SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 27 October 2021, Wednesday |

Hoballah : il est essentiel de poursuivre la politique de subvention jusqu’à ce que la carte de financement soit mise en place

Le Premier ministre intérimaire, Hassan Diab, a présidé à distance une réunion interministérielle d’urgence pour discuter de la décision du gouverneur de la Banque centrale de lever les subventions.

Cette réunion a réuni les ministres Zeina Akar, Ghazi Wazni, Raoul Nehme, Imad Hoballah, Raymond Ghajar, Ramzi Musharrafieh, Hamad Hassan, Abbas Mortada et Lamia Yammine, ainsi que le secrétaire général du Conseil des ministres, le juge Mahmoud Makie, en présence des conseillers du Premier ministre, Khodor Taleb et Hussein Kaafarani.

Après la réunion, le ministre Hoballah a fait la déclaration suivante : « Nous nous sommes réunis aujourd’hui sous la présidence du Premier ministre Hassan Diab pour délibérer sur la décision soudaine et irresponsable prise par le Conseil central de la Banque du Liban de lever les subventions sur le carburant, qui a précédé l’émission de la carte de financement et la phase transitoire nécessaire pour rationaliser les subventions. Les interlocuteurs ont tenu le gouverneur et le Conseil Central de la Banque Centrale pour responsables des conséquences catastrophiques et irrationnelles de cette décision unilatérale. La source principale de toutes les crises actuelles est l’effondrement du taux de change de la livre libanaise suite à l’accumulation des politiques financières et monétaires, la Banque du Liban étant censée être responsable de la protection de la monnaie nationale conformément à la loi sur la monnaie et le crédit.

Les solutions objectives qui permettraient de sortir le Liban de sa crise profonde résident d’abord dans l’accélération de la formation d’un gouvernement qui reprendrait les négociations avec le Fonds monétaire international sur la base du plan de redressement élaboré par ce gouvernement après l’avoir actualisé de manière à refléter les changements intervenus en l’espace d’une année :

À cet égard, les interlocuteurs ont convenu des étapes suivantes :

Premièrement : Souligner l’importance et la nécessité de poursuivre la politique de subvention et de commencer la rationalisation dès l’entrée en vigueur de la carte de financement, ainsi que de prendre les mesures nécessaires pour trouver les moyens d’assurer légalement sa poursuite au stade actuel, tout en tenant les autorités de régulation et de sécurité responsables de la délivrance des subventions aux citoyens et en demandant au pouvoir judiciaire d’assumer sa responsabilité en termes de reddition de comptes.

Deuxièmement : Commencer immédiatement la mise en œuvre de la loi sur les cartes de financement, surtout après que son mécanisme de mise en œuvre ait été approuvé dans le délai légal et que les dispositions nécessaires aient été prises pour lancer la plateforme le plus rapidement possible.

Troisièmement : Exhorter le ministre de l’énergie et de l’eau à achever les étapes restantes de l’accord sur le pétrole irakien avant la fin du mois d’août, et lui confier la mission d’élaborer un plan intégré qui améliorerait l’approvisionnement en électricité dans un délai d’une semaine, en plus de demander à la Banque du Liban de garantir les fonds nécessaires pour la réparation et l’entretien des défauts du réseau et des centrales électriques pour bénéficier du pétrole irakien.

Quatrièmement : Souligner que les prix des dérivés du pétrole resteront inchangés et doivent être distribués conformément au mémorandum pertinent émis par le ministre de l’Énergie et de l’Eau.

Cinquièmement : Charger les ministères concernés de préparer un scénario qui distinguerait les subventions pour tous les différents types de carburants, comme par exemple, fixer un prix pour l’essence 98 octane non subventionnée et un autre prix pour l’essence 95 octane subventionnée.

Sixièmement : Il a été convenu d’accélérer la mise en œuvre des deux premiers projets du ministre des Finances relatifs à l’augmentation de l’indemnité de transport et à l’octroi d’une aide sociale aux employés de la fonction publique, quelle que soit leur description de poste, avant la fin du mois d’août.