SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 3 December 2022, Saturday |

Issam Khalifeh appelle à une reconsidération radicale des négociations avec Chypre sur les frontières de la zone économique

Le Dr Issam Khalifeh a commenté la question des négociations avec Chypre, et a déclaré dans un communiqué :

Après que les officiels aient cédé plus de 1 430 kilomètres carrés à Israël, qui possède des richesses pétrolières et gazières de plus de centaines de milliards de dollars, voici le représentant Elias Bou Saab qui limite le différend avec Chypre entre le point 1 et le point 23. Face à cette approche irrespectueuse des droits de notre peuple, il est important pour nous de souligner les points suivants :

– Les zones économiques exclusives sont réparties entre les pays terrestres et les pays insulaires, en fonction de la longueur des côtes maritimes de ces pays.

– La longueur du littoral libanais, du milieu du Grand fleuve à Ras Al-Naqoura, est de 188,55 km.

– La longueur de la ligne de côte chypriote opposée commence au nord à partir de la tête maritime, située entre la ville d’Ayia Nappa et la ville de Protaras, et se termine au sud à la tête maritime, située dans la zone d’Acrotiri sous contrôle britannique. La direction générale de la côte chypriote est d’environ 103,13 km.

– La zone maritime commune entre le Liban et Chypre est d’environ 31265,34 km2. Si cette zone maritime commune est partagée proportionnellement à la longueur de la direction générale de la côte des deux pays, la part du Liban s’élève à 20 217,551 km2, et celle de Chypre à 11 047,791 km2.

– L’accord de 2007 a donné au Liban une superficie de seulement 17 573,7 km2, ce qui a entraîné une perte de 2 643 km2, selon le critère de proportionnalité entre les longueurs de la direction générale de la côte pour les deux pays.

– Le ministère libanais des Affaires étrangères et des Émigrés avait une vision complètement différente de la méthodologie de démarcation adoptée par le ministère des Travaux publics et des Transports. Le ministère des Affaires étrangères a exigé que le Liban se voie reconnaître tous ses droits et s’est opposé à l’adoption de la ligne médiane.

– A l’occasion des renégociations entre le Liban et Chypre, les déclarations d’Elias Bou Saab limitant la discussion au point tripartite entre le Liban, Chypre et Israël au sud et au point tripartite entre le Liban, Chypre et la Syrie au nord, ces déclarations sont incompatibles avec les droits du Liban. Il faut donc désigner des spécialistes dans ce dossier, le général de brigade Khalil Gemayel pour n’en citer que quelques-uns, et reconsidérer radicalement les négociations avec Chypre sur les frontières de la zone économique exclusive afin que le Liban récupère tous ses droits. En cas d’échec des négociations sur la modification de l’accord, il est possible de recourir à l’arbitrage en vertu de l’annexe VII de la Convention sur le droit de la mer, ce qui est mentionné à l’article 4 du projet d’accord avec Chypre. Cela présuppose également la modification du décret 6433. Si les responsables libanais continuent à ne pas faire valoir les droits des Libanais, leur silence est considéré, selon le droit international, comme une acceptation de la situation frontalière existante, surtout si Chypre commence à forer dans les zones contestées.

– Le Front pour la Défense des Droits Terrestres et Maritimes du Liban a intenté une action en justice contre toute personne qui apparaît dans l’enquête judiciaire comme un acteur ou un participant au crime d’abandon des richesses maritimes libanaises avec Israël. Cette action en justice a été enregistrée sous le numéro 4097/2022 en date du 27/10/2022.

– Nous espérons que nous n’aurons pas à déposer un nouveau procès contre tous ceux que l’enquête judiciaire révèle qu’ils abandonnent les droits du Liban en faveur de Chypre.

Il a conclu en soulignant que « nous continuerons à défendre les droits de notre peuple contre la perpétuation du système de corruption dans le génocide de ce peuple, et nous continuerons à résister aux ambitions de toutes les forces régionales et internationales qui tentent de porter atteinte aux droits de l’État libanais, et de continuer à imposer un siège à notre peuple et à exploiter les différends des parties au régime. La corruption a entraîné la perturbation du travail gouvernemental et de l’administration publique, ainsi que l’échec de l’élection d’un président de la république réformateur et souverain. »