SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 25 September 2021, Saturday |

Kahwagi nie son accusation et promet de soumettre des documents… et Bitar attend

L’interrogatoire de l’ancien chef de l’armée, le général Jean Kahwagi, qu’il a subi pendant cinq heures en tant qu’accusé devant l’enquêteur judiciaire dans l’affaire de l’explosion du port de Beyrouth, le juge Tariq Bitar, n’a abouti à aucune décision.Bitar a préféré attendre et a reporté la session au 28 de ce mois pour terminer l’interrogatoire.

Des informations sur l’interrogatoire ont révélé à « Sawt Beirut International », que Kahwagi, qui a comparu devant Bitar en présence de son représentant légal, l’avocat Antoine Toubia, et de l’équipe du parquet personnel représentant les familles des victimes de l’explosion du port et des blessés,  » a nié les accusations des crimes qui lui sont imputés et a promis de soumettre des documents prouvant cela. » Les informations ont indiqué que l’affaire « nécessite d’entendre des témoins pour vérifier des incidents spécifiques, avant de conclure l’enquête avec Kahwaji et tous les officiers de l’armée accusés dans le dossier, et de prendre la décision appropriée. »

Au vu de la confusion qui a accompagné l’interrogatoire d’officiers de l’armée à la retraite, et du retard pris dans la détermination de leur sort, contrairement à l’empressement de l’enquêteur judiciaire à arrêter d’autres, l’information souligne que Bitar « prend son temps avant de faire une décision décisive car c’est la première fois que des crimes sont imputés à des officiers de l’armée (Ancien commandant de l’armée Jean Kahwagi, ancien directeur du renseignement, le général de brigade Camille Daher et les généraux de brigade à la retraite Jawdat Oweidat et Ghassan Gharzeddine) sur la présence de nitrate d’ammonium dans le port.Le parquet discriminatoire et l’ancien enquêteur judiciaire, Fadi Sawan, n’avaient jamais porté plainte contre eux.

Selon les informations à cet égard, « Les douanes libanaises et l’administration du port sont les premiers responsables de la présence de nitrates dans le quai 12 et ensuite la responsabilité de l’armée,la sécurité publique et la sûreté de l’Etat ».Elle a souligné que « la responsabilité est différente et pas égale pour tous les accusés ».

En outre, des sources accompagnant l’affaire ont confirmé que « l’enquête avance à un rythme bon et acceptable, et les affaires vont se terminer et aboutir à l’inculpation va etre à disposition de l’opinion publique dans peu de temps ».Les sources ont souligné que « ce qui peut retarder de quelques semaines l’émission de l’acte d’accusation, c’est le retard de la réception des réponses aux enquêtes externes, en plus de l’attente du rapport technique français final, qui devrait arriver à la fin de ce mois. »

    la source :
  • Sawt Beirut International