SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 27 September 2022, Tuesday |

La déclaration du ministère des Affaires étrangères dénonçant « l’invasion russe de l’Ukraine »: qui est contre et qui est pour?

La déclaration publiée par le ministère des Affaires étrangères condamnant « l’invasion russe de l’Ukraine » n’a pas satisfait la plupart des forces politiques participant au gouvernement. Ain al-Tineh a répudié cette situation, déclarant qu’elle n’en était pas consciente.

Le chef du Parti démocratique libanais, le député Talal Arslan, a déclaré:« Lorsque nous refusons de nous ingérer dans nos affaires intérieures, et que nous considérons cela comme une violation de la souveraineté de notre pays, nous devons nous engager à ne pas nous ingérer dans les affaires des autres pays ».

Il a ajouté:« La déclaration du ministère libanais des Affaires étrangères n’exprime pas la position du Liban, qui est fier de ses relations historiques avec la Fédération de Russie. Il est plus approprié pour nous de nous consacrer à nos problèmes et crises et de travailler pour les résoudre ».

Le Hezbollah, à son tour, n’était pas « reconnaissant », comme l’a déclaré hier un membre du bloc « Fidélité à la Résistance », le représentant Ibrahim al-Moussawi:« Ils prennent leurs distances et revendiquent la neutralité où ils veulent, et ils interfèrent et condamnent aussi où ils veulent, une affaire étrange et étrange. » Il a demandé:« Quelle politique étrangère le Liban suit-il? » Et où est l’intérêt du Liban là-dedans? S’il vous plaît, notre ministre des Affaires étrangères, Abdallah Bouhabib, et expliquez-nous la question? ».

Quant au ministre Mustafa Bayram, il s’est étonné, lors de la séance du cabinet d’hier, de la déclaration du ministère des Affaires étrangères comme « contraire au principe de neutralité annoncé par le gouvernement libanais, ainsi que de l’absence de concertation sur la situation, qui amènera le Liban à supporter les conséquences d’entrer dans un tel conflit aux dimensions dangereuses ».

Ces données confirment, selon ce qu’affirment des sources politiques opposées à « Almarkazia », que la déclaration à venir a été rédigée à la demande ou sous le couvert du président Michel Aoun, même si le ministre des affaires étrangères a tenté de la formuler seul… Quelles sont les antécédents de ce poste?

Très probablement, répondent les sources, c’est dans le cadre des efforts continus du président pour améliorer l’image du Pacte en général et du chef du Courant patriotique libre, le représentant Gibran Bassil en particulier, dans les grandes capitales.

De là, hier, a été enregistrée la visite des ambassadeurs de France et d’Allemagne au Liban au ministre des Affaires étrangères et des Émigrés, Abdallah Bou Habib, pour remercier le Liban de la déclaration sur la crise ukraino-russe. Assemblage plus tard.

Le ministre Bou Habib a informé les deux ambassadeurs que la position du Liban est ferme et découle de son souci d’adhérer aux principes de la légitimité internationale et du droit international, qui constituent la garantie fondamentale pour la protection de la paix et de l’ordre internationaux et de l’intégrité territoriale des petits pays, d’autant plus que le Liban a beaucoup souffert de l’occupation israélienne et de ses violations continues jusqu’à aujourd’hui.

Bien que le ministre des Affaires étrangères ait informé les ambassadeurs allemand et français que le Liban s’était abstenu de participer à l’adoption de la résolution soumise au Conseil de sécurité, et que la position libanaise en termes de vote serait étudiée au cas où la résolution serait renvoyée à l’Assemblée générale en consultation avec le Groupe arabe.

    la source :
  • Almarkazia