SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 21 October 2021, Thursday |

La filière avicole est en danger!

Le chef du Syndicat libanais de la volaille, William Boutros, a lancé un appel de détresse, afin de sauver la filière avicole d’un sort inéluctable.

Il a mis en garde contre « la mort de 20 millions d’oiseaux à la suite de la crise du diesel, et l’incapacité de fournir aux fermes et centres de production ce dont ils ont besoin, de cette substance, notamment dans le nord ».

Boutros annonce que: « la filière avicole souffre énormément des contrecoups de la crise des carburants ».

Il a souligné que « même le diesel, sur le marché noir, au prix de 290000 livres, n’est pas disponible dans les quantités qui répondent aux besoins du secteur d’Akkar ».

Il a poursuivi: « En ce qui concerne le diesel, qui est livré par l’intermédiaire des entreprises au prix officiel, qui est déterminé par le ministère de l’Énergie et de l’Eau, ses quantités sont très faibles.  »

Et Boutros a révélé: « Les fermes d’Akkar, qui assurent un tiers de la production avicole au Liban, ne reçoivent pas de diesel, ni au prix officiel ni du marché noir.  »

Il a indiqué qu’un convoi, qui transportait 80000 litres de diesel, au prix officiel vers des élevages de poulets d’Akkar, a été dévalisé.  »

Boutros a déclaré: « Il n’est pas possible pour le secteur de continuer sans diesel.  »

Il a poursuivi: « Pour les fermes modernes, et en cas de panne de courant et de suspension, cela entraînera, à la lumière de ce temps chaud, la mort d’environ 20 millions d’oiseaux. »

Soulignant que les agriculteurs du Akkar démolissent les murs des fermes pour les aérer.

Il a ajouté:  » Il en va de même pour les abattoirs. S’il n’y a pas d’électricité, toute la production sera endommagée, et tous les poulets stockés dans les réfrigérateurs seront détruits, et donc tous les agriculteurs perdront leur capital et il n’y aura pas d’élevage de poulets.  »

Boutros a souligné que « le syndicat a rencontré les ministres concernés, et ils ont reçu des promesses de livrer du diesel, mais jusqu’à ce moment, les choses sont les mêmes, et encore plus difficiles ».

Boutros a conclu en soulignant la nécessité pour les responsables d’assumer leurs pleines responsabilités, et de travailler pour « fournir le mazout le plus rapidement possible à la filière, afin que les exploitations puissent continuer et maintenir la production. «