SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 9 August 2022, Tuesday |

La neutralité est-elle une bataille électorale?

Almarkazia

Le patriarche maronite Mar Bechara Boutros Al-Rahi hisse depuis des mois le drapeau de la neutralité.

Et il l’a renouvelé vendredi dernier en déclarant : « Une fois de plus, nous répétons que la porte du salut est la déclaration de la neutralité positive et active du Liban.

Ceci est en application du Pacte national, qui refuse de faire du Liban un quartier général ou un couloir pour toute présence étrangère, afin de protéger le partenariat et l’unité et de faire place à une meilleure réalisation du rôle du Liban.

Et quand nous disons que le partenariat et l’unité ne peuvent être maintenus sans la neutralité du Liban, cela ne signifie pas que nous sommes ceux qui l’exigent. C’est plutôt la nature géopolitique du Liban qui nécessite l’engagement à la neutralité au nom du partenariat et de l’unité.

Le Liban sans neutralité est toujours au bord des crises, des divisions et des guerres, tandis qu’un Liban neutre vit dans l’unité, la paix, la stabilité, la prospérité et la croissance. Nous précisons que le Liban ne peut pas être neutre sur trois :

Le consensus des Arabes si cela se produit, et d’Israël, bien et mal.

Lors d’une réunion lundi dernier, j’ai remis au secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres un mémorandum reprenant nos positions habituelles sur la neutralité et la conférence internationale sur le Liban.

En outre, toutes les résolutions internationales doivent être mises en œuvre sans discrétion ni fragmentation, d’autant plus que l’État libanais les a successivement acceptées.

Nous avons insisté auprès du Secrétaire général sur la nécessité pour l’ONU d’agir avant tout le monde pour cristalliser une solution internationale qui reflète la volonté des Libanais.  »

Mais selon les sources, les Nations Unies ne peuvent à elles seules transformer cette demande en réalité.

En conséquence, il appelle à ce que le slogan « mise en œuvre des résolutions internationales et impartialité » soit d’une manière qui empêche toutes les forces extérieures de s’ingérer dans les affaires du Liban en application du dicton « ni l’Est ni l’Ouest ».

Si les Libanais donnent la majorité parlementaire à ceux qui soutiennent cette proposition, elle deviendra plus applicable, en partant de Beyrouth et en rencontrant New York pour faciliter sa mise en œuvre…

Pouvons-nous voir un tel scénario se réaliser ?