SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 20 January 2022, Thursday |

La porte d’un nouveau règlement sera ouverte par le décret de la session…

Almarkazia

Peut-on dire que la porte d’une solution au différend gouvernement-présidentiel s’est ouverte aujourd’hui, même partiellement, lors de la visite du Premier ministre Najib Mikati au président Michel Aoun?

La réponse initiale est « positive », selon ce que disent des sources politiques bien informées à Almarkazia.

La décision annoncée par Mikati du palais de Baabda d’ouvrir une session extraordinaire du Parlement, est censée être respectée par l’autre parti représenté par le duo chiite.

On a beaucoup parlé récemment du refus d’Aoun de signer le décret d’ouverture de la session, qui a déstabilisé ses relations avec le président du Parlement Nabih Berri.

Cependant, ce qui est ressorti de la réunion matinale de Baabda, qui aurait inclus un appel avec Berri, a changé ce fait.

La session sera ouverte par un décret signé par Aoun, qui mettra le feu à l’atmosphère explosive entre Baabda, Mirna al-Shalouhi et Ain al-Tineh, et y ramènera un peu de calme.

Selon les sources, il n’est pas exclu que le Hezbollah ait joué un rôle dans la prise de cette position flexible à Baabda. Mais logiquement, ce pass ne devrait pas être gratuit. Dès lors, quelle concession le groupe chiite fera-t-il en retour?

Jusqu’à présent, il n’y a pas de réponse claire, mais la récompense devrait être la relance des séances du cabinet. Mikati a fait allusion à ce règlement, comme il l’a dit depuis le palais : J’ai informé le président Aoun que le budget général pour 2022 est prêt et sera reçu dans les deux prochains jours, et le Conseil des ministres sera appelé à se réunir…

Et pourtant, si le parti et le mouvement restent dans le boycott jusqu’à ce que la question de l’encerclement de l’enquêteur judiciaire dans le crime de l’explosion du port, le juge Tariq Al-Bitar, soit résolue, une issue à la demande de ce duo sera-t-elle trouvée?

Les prochains jours montreront le sens des choses, mais la crainte est grande que la sortie en train d’être tissée, qui a commencé à ouvrir la session, ait un coût judiciaire, politique et électoral élevé.

Ces solutions détaillées, selon les personnes au pouvoir, exacerberont la colère populaire, le ressentiment du Golfe et la froideur internationale envers l’État libanais, alors méfiez-vous, concluent les sources.