SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 10 August 2022, Wednesday |

La Présidence de la République : Aoun n’est pas prêt d’abandonner son rôle dans la formation du gouvernement

Le Bureau d’Information de la Présidence de la République a publié la déclaration suivante :

Au cours des derniers jours, les médias ont abordé diverses positions et opinions sur la question de la formation du nouveau gouvernement, dont certaines ont été attribuées au Président de la République, le général Michel Aoun, et d’autres au Premier ministre désigné, ainsi qu’à des politiciens, des professionnels des médias et d’autres personnes. Malheureusement, une partie de ce qui a été publié a dépassé les limites et parfois la décence et les règles de la communication.

Pour fixer les choses, le Bureau d’information de la Présidence confirme que la position du Président de la République sur la question de la formation du gouvernement découle des faits suivants :

Premièrement : La Constitution définit explicitement le mécanisme à adopter pour la formation des gouvernements, notamment au cinquième alinéa de l’article 53, qui stipule que le Président de la République « prend, en accord avec le Premier ministre, le décret de formation du gouvernement et les décrets acceptant la démission ou la révocation des ministres. » Par conséquent, le président de la République n’est pas en mesure d’abandonner son plein partenariat constitutionnel dans la formation du gouvernement, ce qui signifie qu’il ne suffit pas que le président désigné présente une formation gouvernementale qui est un résumé d’une conviction générée par lui à la suite des données disponibles et des positions des blocs, des représentants, des dirigeants et des personnalités politiques, plutôt, le Président de la République a son avis et ses observations, car il est responsable devant son serment constitutionnel et devant le peuple, tout comme le Premier ministre est responsable devant la Chambre des représentants, et le Président Aoun n’a pas le droit de renoncer à cette responsabilité pour quelque raison que ce soit, tout comme il ne peut accepter la politique d’imposition.

Deuxièmement : En ce qui concerne la date demandée par le Président désigné pour visiter le Palais de Baabda, la vérité est que le Président de la République n’a jamais fermé la porte du palais devant qui que ce soit, surtout devant le Président désigné, et la vérité est que le Président attendait une nouvelle approche de la part du Président désigné à la lumière des observations qu’il a faites sur la formation proposée afin de la renforcer à la lumière des tâches attendues du futur gouvernement à la lumière des défis et des situations sensibles et dangereuses à plus d’un niveau qui affligent le pays et le peuple et qui ne peuvent supporter la perpétuation des mauvaises transactions et des mauvais choix. Le Premier ministre désigné a appelé le Président Aoun avant son départ et l’a informé qu’il viendrait lui rendre visite à son retour.

Troisièmement : Il est regrettable de suggérer dans certains articles et propos comme si la Présidence de la République offensait la position de la Présidence du Conseil des ministres, car cette question n’a jamais été mentionnée dans les positions du Président de la République.

Quatrièmement : L’urgence aujourd’hui est de disposer d’un gouvernement doté de toutes les caractéristiques constitutionnelles et capable de prendre des décisions exécutives.

Le Bureau d’information de la Présidence de la République, espère que ces clarifications mettront fin à toute discussion, d’autant plus que la formation du gouvernement en place est connue et que sa méthode constitutionnelle est connue.