SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 1 October 2022, Saturday |

« La présidence de la République » lance une attaque contre « le Courant du Futur » : le marécage dans lequel le pays est embourbé est le produit du régime qu’elle préside

Le Bureau d’information de la Présidence de la République a publié une déclaration, dans laquelle il considère que « le Courant du Futur » poursuit, conjointement avec les contacts en cours pour former le gouvernement, ses campagnes contre la Présidence de la République à certains moments, et le Président Aoun a parfois utilisé des phrases et des descriptions qui indiquent le bas niveau atteint par la littérature des responsables de ce mouvement. La déclaration d’hier en est la meilleure preuve. »

Il a ajouté : « Depuis des semaines, la présidence a préféré ne pas s’engager dans une quelconque dispute avec le « Courant du Futur » malgré les expressions trompeuses et grossières utilisées, afin de laisser la place à des initiatives pour faire face à la situation du gouvernement, surtout après la position du Parlement en réponse au message du président et la démarche ultérieure du président Berri en coopération avec Hizbollah ».

Il a ajouté : « Cependant, ce qui a été inclus dans la déclaration d’hier nécessite de s’arrêter sur les points suivants :

Premièrement – Le fait que le Premier ministre désigné Saad Hariri continue d’éviter d’assumer ses responsabilités dans la formation d’un gouvernement équilibré et agréé qui tienne compte de la compétence et de l’efficacité et qui réalise la participation constitue une nouvelle violation de la Constitution et du Document d’entente nationale et reflète une volonté claire et délibérée de perturber le processus de formation du gouvernement, comme l’indique la lettre du Président aux représentants du Conseil des ministres.

Deuxièmement – L’affirmation selon laquelle le Président de la République tente toujours par ses positions de saper l’Accord de Taëf et ses effets constitutionnels est le comble du mensonge, de la calomnie et de la tromperie de l’opinion publique, car le Président de la République s’est appuyé dans toutes ses positions et ses choix sur la Constitution et l’a appliquée dans sa lettre et son esprit, et sur le Document d’entente nationale avec toutes ses inclusions. C’est lui qui s’emploie à frapper la Constitution et à manipuler les textes clairs qu’elle contient.

Troisièmement – Le président désigné s’obstine à vouloir usurper les pouvoirs du président de la République et son droit naturel à respecter la constitution en recourant à des pratiques qui frappent les coutumes et les principes, et en inventant de nouvelles règles dans la formation du gouvernement, violant explicitement l’équilibre national sur lequel le Liban a été fondé. Et le plus triste de tout cela est qu’il impose au Président de la République les conséquences des violations et des abus qu’il commet, qui sont incompatibles avec la diligence due dans le cadre de la coopération entre les piliers de l’Etat pour l’intérêt supérieur du Liban, et la confiance parlementaire et populaire qui doit être accordée à tout gouvernement dans le cadre de la formation.

Quatrièmement – Le président désigné et son équipe actuelle tiennent intentionnellement le mandat du président Michel Aoun pour responsable des conditions économiques, financières et sociales qui ont été dévolues, alors que le lointain et le proche savent que les conditions financières difficiles et les dettes héritées par le pacte sont le « fruit » des pratiques de l’équipe du président désigné et de sa mauvaise gestion des affaires de l’Etat depuis le début de l’année. Au-delà de Taif jusqu’à aujourd’hui, et donc le « bourbier » dans lequel la déclaration du Courant du Futur prétend que le pays est embourbé, est le produit d’un régime dirigé par le « Courant du Futur » qui contrôlait les capacités du pays.

Cinquièmement – Le Courant du Futur, en tirant par avance sur la proposition de convoquer une conférence de dialogue national au Palais de Baabda pour aborder la situation du pays et tenter de trouver une solution à la crise gouvernementale actuelle, veut bloquer toute tentative de sauvetage pour former le gouvernement et réaliser les réformes nécessaires qui assurent la stabilité et la prospérité du pays.

Sixièmement – La Présidence de la République, qui ne s’abaissera pas au niveau inférieur dans le langage vulgaire utilisé ou dans les mensonges, la tromperie et l’insolence adoptés, est satisfaite de cette quantité de clarification, et ne dira pas plus afin de faire de la place, une fois de plus, aux efforts en cours pour trouver des solutions positives à la crise gouvernementale que le Président désigné a créée. Espérant que ces efforts trouveront des conclusions heureuses en formant un gouvernement dans les plus brefs délais pour entamer les réformes requises, car les souffrances que les Libanais ont endurées suite à l’exercice de leur système suffiront.

Il a conclu : « Il faut souligner que la présidence de la République se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins avec ceux qui s’écartent de la constitution ou se tiennent silencieux sur tout ce qui se passe, sachant que l’intérêt suprême du Liban transcende toute considération, et avec lui l’intérêt du peuple qui est la source des pouvoirs. »