SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 8 December 2021, Wednesday |

La session rapide des trois présidents est « stérile »… et le véritable dirigeant est ailleurs

Les trois présidents se sont assis hier au Palais de Baabda, formellement, mais dans les résultats, comme s’ils ne s’étaient pas rencontrés. Selon ce que disent les sources politiques opposées à « Al-Markaziya », la « stérilité » de cette « session » rapide accueillie par le président Michel Aoun, a prouvé que le véritable dirigeant du pays est ailleurs, plus précisément en Al-Dahiyeh Al-Janoubiyeh.

Lors de la réunion qui s’est tenue après un trajet en limousine qui les a transportés ensemble de Yarzeh à Baabda, suite à la journée de l’indépendance d’hier, il y a eu un consensus « présidentiel » sur la nécessité d’œuvrer à la reprise des sessions du cabinet, mais aucun accord n’a été trouvé pour permettre au gouvernement de se réunir à nouveau.

De plus, la volonté présidentielle, malheureusement, n’est plus suffisante pour permettre au gouvernement de se réunir, poursuivent les sources. Le président de la République, ainsi que les présidents du Parlement et du gouvernement, Nabih Berri et Najib Mikati, souhaitent la tenue d’une session du cabinet, qui est devenue urgente et nécessaire au vu des conditions économiques, financières et de vie stressantes, mais ils sont « incapables » de convoquer cette session, parce que le Hezbollah est plus fort qu’eux réunis !

Cette équation, poursuivent les sources, a été perpétuée par la réunion de Baabda hier, qui a constitué une nouvelle preuve que l’État libanais est « livré » au Hezbollah et lui est soumis, sous le contrôle de Al-Dahiyeh Al-Janoubiyeh et de l’Iran.

Aussi, les sources ont poursuivi que les participants ont discuté des formules qui pourraient libérer le gouvernement, mais elles sont toutes « anciennes » et ont déjà été discutées, par exemple, le dessaisissement de l’enquêteur judiciaire dans le crime de l’explosion du port, le juge Tarek Bitar, par des canaux « judiciaires », ou encore la question de l’encerclement de ce dernier par le tribunal de la Chambre des représentants afin qu’il émette une position ou prenne une décision selon laquelle le procès des présidents, des ministres et des représentants doit avoir lieu exclusivement devant le Conseil du procès des présidents et des ministres, et que Bitar n’a donc aucune autorité à ce sujet, ou, par exemple, recourir à l’option de procéder à des nominations judiciaires de grande envergure au sein du Conseil des ministres, ce qui conduit également à « isoler » Bitar (cette proposition est toutefois la plus « exclue » car elle a été rejetée par Aoun et Mikati). Mais après avoir résolu le problème de l’enquêteur judiciaire, trouver une solution à la question de la démission ou du licenciement du ministre de l’Information George Kordahi deviendra facile.

Les sources ajoutent que même le Président du Parlement, connu pour ses solutions et sa sagesse, cette crise lui a échappé, et il n’a pu ni trouver une solution pour se « débarrasser » de Bitar, ni convaincre le Hezbollah de la nécessité d’adoucir sa position et de faire preuve d’un peu de flexibilité. Car la situation actuelle ne peut plus tolérer l’extrémisme, l’intransigeance, et encore plus d’obstruction.

Alors le gouvernement, qui a pour mission d’arrêter la détérioration effrayante de la situation, attend maintenant la décision du véritable dirigeant, le Hezbollah, et le Guide suprême de la République, son Secrétaire général Hassan Nasrallah, et attend très probablement les réunions du Qatar et les négociations nucléaires après 6 jours à Vienne…

    la source :
  • Almarkazia