SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 29 September 2022, Thursday |

L’adhésion à la ligne 29 est fondée sur des principes, mais le rétablissement des droits complets est difficile

A la veille de l’arrivée à Beyrouth du chef de la délégation américaine de médiation, l’ambassadeur John Doroche, pour participer au cinquième tour des négociations indirectes entre le Liban et Israël sous l’égide des Nations unies pour délimiter les frontières maritimes sud, qui se sont tenues ce matin à Naqoura … Le président de la République Michel Aoun a présidé une réunion hier, au palais de Baabda, à Le commandant des forces armées libanaises, le général Joseph Aoun, a participé aux négociations. La délégation comprenait le chef de l’équipe, le général de brigade Bassam Yassin, le colonel de marine Mazen Basbous, l’expert Naguib Masih, et un membre de l’Autorité d’administration du secteur pétrolier, Wissam Shabat.

Selon un communiqué publié par le Palais de Baabda, au cours de la réunion, les développements survenus depuis la suspension des réunions en décembre dernier, ainsi que les développements concernant les contacts qui ont eu lieu pour les reprendre ont été discutés. Le président Aoun a donné ses directives aux membres de la délégation de négociation, soulignant l’importance de corriger les frontières maritimes conformément aux lois et règlements internationaux, ainsi que le droit du Liban à investir ses ressources naturelles dans la zone économique exclusive. Le Président Aoun a souligné que la réponse du Liban à la reprise des négociations indirectes sous les auspices des Etats-Unis d’Amérique et l’accueil des Nations Unies reflète son désir de produire des résultats positifs qui continueront à préserver la stabilité et la sécurité dans la région du sud.

Selon ce que des sources politiques informées ont déclaré à Al-Markaziyah, la décision de reprendre les négociations, qui ont été suspendues il y a des mois, après que le Liban a relevé le plafond de ses exigences, adhérant à la restauration de ses pleins droits maritimes au-delà de l’espace sur lequel les négociations ont été lancées. cette décision a été préparée pour elle lors de la visite d’un agent du Département d’État américain David Hill, Beyrouth depuis des semaines et a exigé que les négociations restent dans leur cadre technique, et non politique, après que le diplomate ait réussi à arracher une déclaration de Aoun disant que le Liban reviendra aux termes de « l’accord-cadre » et abandonnera le décret 6433 qui ajoute environ 1.400 kilomètres carrés à la région économique du Liban (qui s’est en fait resté dans le dossier du palais présidentiel et n’a pas été signé par le président Aoun).

Grâce à cette flexibilité, Washington a pu persuader Tel-Aviv d’arrêter également son escalade et de revenir à la table des négociations. Cependant, pour que le Liban officiel n’ait pas l’air d’avoir abandonné ses droits souverains et économiques ainsi que ses richesses pétrolières, la porte de sortie était la formation d’un comité d’experts internationaux qui étudierait des cartes et des documents pour discuter du droit de Beyrouth à ce qu’il réclame. En outre, la délégation libanaise, au cours des négociations, ne modifiera pas sa « logique » ni sa position « de principe » qu’elle avait avancées lors des sessions précédentes, car c’est le droit du Liban de délimiter sur la base de la ligne 29 (et non de la ligne 23, qui donne au Liban une zone plus large que celles qui sont remarquées par la ligne Huff, mais plus étroite que celles couvertes par la ligne 29).

Cependant, les sources ont souligné que cette « équation » ne semble plus faire l’objet de négociations, de sorte que la délégation essaiera, à partir d’elle, d’obtenir le plus grand nombre de gains, car il est devenu difficile pour le Liban de recouvrer ses pleins droits, d’abord parce que Tel-Aviv a commencé l’exploration en mer, et deuxièmement parce que l’autorité L’homme politique a accepté, d’une manière ou d’une autre, de renoncer à sa demande fondamentale après avoir hésité à modifier le décret, se rendant compte que continuer à relever le plafond priverait le Liban de toutes les richesses pétrolières et gazières, alors qu’en adoucissant sa position, il pourrait en préserver une bonne partie. Reste aujourd’hui la recherche du  » prix  » que le système recevra en échange de ce  » recul « …. Sera-t-il politique, sous la forme du futur gouvernement, de sa nature et de la part qu’il y prendra, ou personnel par la levée de l’isolement international de certains des « contrariés » d’aujourd’hui et leur libération des sanctions qui leur sont imposées ?

    la source :
  • Almarkazia