SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 23 October 2021, Saturday |

L’affaire du « carburant frelaté » au Liban poursuit l’ancien directeur de la Sonatrach en Algérie !

Hier, les autorités des Emirats arabes unis ont remis l’ancien directeur général de la Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour, aux autorités algériennes, en raison d’affaires de corruption qui lui sont liées.

Aujourd’hui, le juge d’instruction du tribunal algérien de Sidi M’hamed a ordonné l’internement de l’ancien directeur général de « Sonatrach », dans la détention d’El Harrach dans la capitale algérienne.

L’accusé a été arrêté à l’aéroport de Dubaï en mars dernier, en provenance de la capitale française, Paris, et se dirigeant vers le Sultanat d’Oman, en exécution d’un mémorandum international d’Interpol demandé par les autorités judiciaires en Algérie.

L’ancien Premier ministre algérien, Abdelaziz Djerad, a révélé en février dernier qu’un mandat d’arrêt international avait été lancé contre le principal suspect dans l’affaire de la raffinerie d’Augusta en Italie, sans donner plus de détails.

Des sources bien informées ont indiqué que les enquêtes avec Ould Kaddour pourraient prendre plus de temps que prévu, après avoir découvert son implication dans de nouvelles affaires, notamment le financement de plusieurs formes de contre-révolution.

Ould Kaddour, 69 ans, a été nommé PDG de Sonatrach en mars 2017 et a été démis de ses fonctions le 23 avril 2019, dans l’élan du mouvement populaire qui a contraint le président de l’époque Abdelaziz Bouteflika à démissionner de son poste au début du même mois.

Ould Kaddour fait face à des accusations de corruption, et outre l’affaire de la raffinerie italienne, il est accusé de plusieurs affaires de corruption, notamment la concession de certains champs dans des projets pétroliers situés dans le désert algérien, au profit de sociétés étrangères, dont la société espagnole. « Repsol » et le « Total » français.

Ould Kaddour est poursuivi dans le dossier n° « 20/0031 » lié à BRC, car il est accusé de « conclusion d’accords violant les lois, détournement et dilapidation de fonds publics, usage illégal de l’autorité et exonérations fiscales ».

Parmi les chefs d’inculpation figure le dossier dit du « carburant frauduleux » au Liban, qui a appelé à l’ouverture d’enquêtes judiciaires au Liban et en Algérie.

Le Liban avait contracté avec la Sonatrach Petroleum Corporation, qui appartient à la compagnie pétrolière nationale algérienne Sonatrach.

Cette société vend du carburant automobile et du « mazut » à EDL par l’intermédiaire de deux sociétés, dont la société « Ze. R Energy » Libanaise.

Les autorités libanaises et algériennes ont commencé à poursuivre les accusés dans le dossier après que les autorités libanaises ont refusé de décharger la cargaison d’un navire-citerne, suite à la découverte d’envois non conformes aux spécifications en mars dernier.