SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 27 October 2021, Wednesday |

L’ambassadeur du pape transmet au président Aoun les salutations du pape et ses souhaits de former un gouvernement

Monseigneur Joseph Spitri, ambassadeur pontifical au Liban, a exprimé au président de la République, le général Michel Aoun, les salutations du pape François et ses espoirs pour la formation d’un nouveau cabinet au Liban. « De véritables remèdes à ce dont souffre le Liban ne peuvent être atteints sans un gouvernement », a déclaré l’ambassadeur Spitri.

L’ambassadeur pontifical a également souligné que « la journée de la rencontre à Rome a commencé par la reconnaissance des erreurs, et de ce qui aurait pu être mieux fait, par les églises et les chefs spirituels chrétiens ». « Nous avons également souhaité que les hommes politiques, tous sans exception, fassent une remise en cause de leur propre position, afin que tous ne restent pas campés sur leurs positions, car ce n’est que par le dialogue que nous pouvons trouver des solutions » a ajouté M. Spitri.

Détails de la déclaration :

Après la rencontre, Monseigneur Spitri a fait la déclaration suivante :

« Je suis venu rendre visite à Son Excellence le Président de la République, et lui ai transmis les salutations de Sa Sainteté le Pape François. Je suis également venu informer le Président de la « Journée de Méditation et de Prière pour le Liban » à laquelle le Pape a appelé au Vatican. »

« Sa Sainteté a consacré toute la journée au Liban de tout son cœur, et il a exprimé ses souhaits de former un nouveau gouvernement. C’est ce que nous souhaitons ardemment. Nous ne nous mêlons pas des questions politiques, mais il est clair que sans gouvernement, aucune solution réelle ne pourra être trouvée pour soulager les souffrances du Liban. »

« Ceci a été le contenu de ma conversation avec Son Excellence le Président. En plus de l’aide que le Saint-Siège et les organisations humanitaires internationales envoient au Liban. Nous aidons particulièrement les écoles et les hôpitaux, en plus des citoyens vivant dans un état de besoin. Vous savez ce que fait Caritas à cet égard, en plus d’autres institutions. »

« J’ai participé pendant mon séjour à Rome à des réunions internationales pour aider les chrétiens du Liban et des pays du Moyen-Orient, par le biais d’institutions catholiques qui ont renouvelé leur engagement à aider l’Irak, la Jordanie, le Liban et la Syrie, surtout ici dans ces circonstances très difficiles. »

« Certes, il n’est pas possible de vivre toujours des aides qui viennent de l’étranger. Par conséquent, nous espérons qu’une solution politique sera trouvée le plus rapidement possible afin de préparer les élections parlementaires et administratives de l’année prochaine. »

« A la fin du discours du Pape François, il a dit franchement que les chefs spirituels chrétiens ont aussi admis leurs erreurs, si on peut dire. Le Pape François a demandé pardon pour les occasions manquées, et pour ce qui aurait pu être fait et n’a pas été fait, il a demandé l’aide de Dieu afin de voir plus clairement comment le Liban pourrait être aidé. »

« Le Pape a également mentionné l’importance du rôle des femmes, des enfants et des jeunes, car il y a un rôle essentiel pour notre jeunesse, qui est requis par toutes les femmes et tous les hommes libanais sans exception, car la réunion de Rome n’a pas été consacrée uniquement à discuter de la situation des chrétiens au Liban, mais aussi à discuter des problèmes du Liban et à parler au profit de toutes les femmes et de tous les hommes libanais. Nous espérons que le Liban sera toujours capable de présenter cette image essentielle de liberté et de coexistence afin de parvenir aux solutions nécessaires ».

Questions et réponses :

En réponse à une question sur la façon dont le président Aoun a lu le discours du pape François dans lequel il a déclaré que les politiciens préservent leurs propres intérêts, l’ambassadeur Spitri a déclaré : « Vous devez poser cette question à son Excellence, et je n’ai pas à y répondre. La journée de prière et de réflexion à Rome a commencé par l’admission des erreurs, et de ce qui aurait pu être mieux fait, par les églises et les chefs spirituels chrétiens. Pour que personne ne reste sur ses positions, car seul le dialogue permet de trouver des solutions ».