SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 28 October 2021, Thursday |

Le Figaro: Au Liban, la grogne monte contre le Hezbollah

Sous le titre: « La grogne monte contre le Hezbollah », a déclaré le journal français « Le Figaro » dans son édition de lundi que « Les derniers affrontements de la milice du parti chiite avec Israël ont souligné le fossé entre ce courant pro-iranien et les autres communautés. »

Le Figaro a ajouté: « Des hommes armés du Hezbollah ont été attaqués après avoir mené une opération contre Israël, vendredi 6 août, dans le village druze de Shwaya, dans le sud du Liban, et c’est une scène sans précédent. »

Selon le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah, il s’agit de répondre de manière « appropriée et proportionnée » à l’armée de l’air israélienne, qui a bombardé la veille des « zones ouvertes » du territoire libanais, dans un premier pas du genre depuis 2014.

Nasrallah a justifié ce qui s’est passé en disant: « Nous avons frappé à partir de là parce que nous n’avons pas pu atteindre nos cibles à partir d’un autre point.  »

Le village est situé en dehors de la zone d’opérations de la FINUL, et fait face à Shebaa Farms, la zone disputée entre le Liban, la Syrie et Israël, vers laquelle le Hezbollah a lancé un barrage de missiles.

Après cela, les « belligérants » ont pu revenir à la situation antérieure, comme l’indique « Le Figaro ».

Comme souvent au Liban, les escarmouches de Shwayya se sont rapidement transformées en incident de société, faisant craindre une répétition des « événements de 2008 », lorsque le Hezbollah a pris le contrôle de Beyrouth par la force.

A cette époque, ses combattants se sont affrontés avec d’autres sectes, notamment les Druzes et les Sunnites.

Cette question est plus présente dans les esprits avec la montée des tensions sectaires, précise « Le Figaro », rappelant ce qui s’est passé, au début du mois dans la ville de Khaldeh à l’entrée de la banlieue sud de Beyrouth, où trois personnes du Hezbollah ont été tuées, et d’autres ont été blessés lors d’un affrontement armé entre des éléments d’une tribu arabe sunnite et des partisans de la milice chiite, lors des funérailles d’un membre du parti tué par vengeance.

Le Figaro a poursuivi en soulignant que le Hezbollah pro-iranien est déjà confronté à une opposition croissante de ses opposants politiques, qui mènent une campagne de dénigrement à l’approche des élections législatives de 2022.

« Ces tensions reflètent également les inquiétudes de nombreux Libanais qui se sentent de plus en plus pris en otage entre l’Iran et les Etats-Unis », a déclaré au journal Amin Qammouriyeh de la chaîne de télévision Al-Jadeed.

Le Figaro a indiqué que lors de la commémoration de la catastrophe de l’explosion du port de Beyrouth, il y avait eu des appels à « la sortie de l’Iran du Liban », tandis que d’autres scandaient: « Le Hezbollah est un terroriste !

Ils représentent une frange des Libanais : selon eux, le Hezbollah n’incarne plus la résistance contre Israël, mais plutôt l’appareil milicien qui a pris le contrôle de l’Etat libanais et empêche tout changement politique, selon le journal français.