SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 3 December 2022, Saturday |

Le FMI est pessimiste quant à la situation future au Liban… et ce sont ses observations !

Un nouveau témoignage négatif a été délivré au Fonds monétaire international concernant la situation au Liban, qui comprenait une sévère réprimande des dirigeants politiques pour leur inaction face à la crise libanaise et leur non-respect des engagements qu’ils avaient pris pour sortir de la crise, et parvenir à un programme de coopération avec le Fonds.

Dans ce contexte, des sources fiables énumèrent certaines des remarques négatives faites par la délégation du Fonds monétaire international lors de sa récente visite au Liban, et la laissent pessimiste quant à la situation dans ce pays :

Premièrement, la délégation du FMI a exprimé un pessimisme explicite quant à l’avenir de la situation au Liban, car un accord a été signé entre le Liban et le Fonds le 7 avril 2022, et rien n’a été mis en œuvre du côté libanais, notamment en termes d’approbation des lois de réforme, ce qui ouvre la porte au passage à l’étape des négociations Actuel et sérieux sur l’accord final sur un programme de coopération avec le gouvernement libanais.

C’est-à-dire que nous n’avons pas encore atteint la négociation, et la responsabilité du retard incombe à la partie libanaise, qui n’a rien accompli d’autre qu’une perte de temps et d’argent.

Deuxièmement, la délégation du FMI a révélé qu’elle avait reçu une nouvelle promesse de la partie libanaise, que d’ici 10 jours un ensemble de ces lois serait décidé, dont notamment la loi sur le secret bancaire (que le président de la République a répondu au Parlement, où nous avons promis qu’il serait modifié conformément aux exigences internationales. Nous verrons si les parlementaires libanais respecteront cet amendement, car la loi dans sa forme actuelle ne répond pas aux exigences internationales.

Troisièmement, la délégation du FMI a également révélé qu’elle avait reçu la promesse d’approuver le budget pour l’année 2022, et bien que ce budget soit considéré par le FMI comme maigre, elle peut l’accepter, d’autant plus qu’il s’agit d’un budget pour une année qui a pris fin et il ne reste plus que trois mois, mais cette approbation est conditionnée au calcul du taux de change du dollar.

Il dispose de 20 000 livres, mais le Fonds ne peut pas convenir d’un budget pour l’année 2023, lorsque le prix du dollar est inférieur à celui d’une plateforme de change.

Quatrièmement, la délégation du FMI a confirmé son manque de confiance dans la capacité du Liban à adopter la loi sur le « contrôle des capitaux » sans aucune ambiguïté dans son contenu. Ainsi que son manque de confiance dans la capacité du Liban à mettre en œuvre le plan de restructuration du secteur bancaire.

Il a souligné que sans accomplir ces deux choses, le passage à l’étape de négociation d’un programme de coopération entre le Fonds monétaire international et le gouvernement libanais n’aura pas lieu. Cela conduira le Liban à perdre son rôle parmi les pays demandant l’aide du Fonds, car ce rôle sera reporté au mois de mars de l’année 2023.

Cinquièmement, la délégation du FMI n’a pas abordé le plan de relance gouvernemental, comme une formule complète et définitive répondant à son objet, mais plutôt positivement le plan de relance élaboré par les instances économiques, constatant une convergence pratique et scientifique entre celui-ci et le plan gouvernemental, et sur la base de son contenu, la délégation a suggéré que les instances économiques se rendent à Washington pour y discuter.

Sixièmement, la délégation du FMI entendait critiquer ce qu’elle a appelé « certains médias à courte vue » au Liban, qui se moquent des trois milliards et demi de dollars que le Liban recevra sur 4 ans selon le programme de coopération.

Le Fonds n’a jamais signé d’accord de coopération avec aucun pays, sans y avoir d’attachements positifs, ce qui ouvre la porte à ces pays pour obtenir des milliards supplémentaires des pays donateurs et des fonds. Les Libanais sont tenus de comprendre cette question, de prendre conscience de l’intérêt de leur pays et d’agir en conséquence.

Septièmement, dans le cadre de ce qu’a déclaré la délégation du Fonds monétaire international, des signes clairs poussent la partie libanaise à prendre en compte les intérêts du Liban et à remplir ses obligations et ses promesses, car si elle ne le fait pas, de nombreux pays en crise qui attendent leur tour pour obtenir l’aide du Fonds, et si vous ne remplissez pas vos promesses et obligations, le Fonds en espèces n’a pas de temps à perdre, mais le dépense plutôt là où il voit la faisabilité et les avantages pour les pays qui souffrent de crises et ont besoin des fonds du Fonds, comme le Ghana, la Tunisie, le Sri Lanka, l’Argentine, le Pakistan et d’autres.