SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 25 September 2022, Sunday |

Le juge Al-Bitar n’abandonnera pas le dossier…

Les références judiciaires conviennent à l’unanimité que l’enquête sur le plus grand crime de l’histoire du Liban restera gelée, au moins jusqu’après les élections législatives prévues le 15 mai.

Ce qui renforce cette hypothèse est la décision prise par le président de la Cour de cassation civile, le juge Afif Al-Hakim, d’informer toutes les parties à l’affaire du contenu du procès intenté par Mme Raghida Al-Zein, l’épouse d’une des victimes de l’explosion du port de Beyrouth, dans laquelle elle a demandé « le dessaisissement » de l’enquêteur judiciaire sous prétexte que sa présence « est devenue un obstacle à la révélation de la vérité sur le crime portuaire. »

Une source judiciaire a expliqué à « Sawt Beirut International » qu’Al-Hakim « a donné un délai de 20 jours pour informer toutes les parties du contenu de l’affaire, y compris Al-Bitar, et les a appelées à prendre position. »

Ce bon procès contre Al-Bitar ne sera pas le dernier, et une source des droits de l’homme concernée par ce dossier révèle que les avocats de la défense des députés Ali Hassan Khalil et Ghazi Zuaiter, ainsi que les familles des victimes dissidentes du Comité de suivi des martyrs des pompiers « continuent de présenter des proces contre Al-Bitar, jusqu’à ce qu’une décision soit rendue par l’une des Cours de cassation pour l’exclure du dossier, ou jusqu’à ce qu’Al-Bitar soit lui-même convaincu qu’insister pour tenir le dossier ne conduira pas à la vérité, et qu’il se dessaisit de cette tâche, tant qu’un grand nombre d’accusés ont pris un statut contre lui. »

La source des droits de l’homme reconnaît que « cette équipe considère Al-Bitar comme un opposant, et pas seulement dans ce dossier, et par conséquent, elle ne laissera aucun moyen de confrontation avec lui jusqu’à ce qu’il soit exclu de l’affaire ».

D’autre part, la source judiciaire estime qu’Al-Bitar « n’est pas disposé à se retirer du dossier, quelle que soit la pression exercée sur lui, car il n’a commis aucune erreur ». Il souligne que « la démission de l’enquêteur judiciaire par une auto-décision a ses conditions qui ne sont pas disponibles actuellement, mais si une décision de justice est rendue Al-Bitar se conforme à cette décision ».

Et la source judiciaire précise: « Celui qui connaît de près Al-Bitar sait parfaitement qu’il n’échappe pas à ses responsabilités, et il n’a jamais dans son histoire judiciaire abandonné un dossier donc il ne dessaisira pas ses responsabilités dans ce dossier qui s’approche de sa fin, car l’abandon de ce dossier amènera l’enquête loin de la vérité que recherchent les Libanais et les familles des victimes. »

    la source :
  • Sawt Beirut International