SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 2 October 2022, Sunday |

Le Liban à un moment décisif : Wilayat al-Faqih ou la neutralité et l’état de paix

Le Liban se trouve à un moment « critique » de son histoire moderne : soit il choisit de rester dans l’axe iranien isolé du monde, que le Hezbollah y a entraîné, soit il choisit le modèle du Liban, une république pacifique qui entretient d’excellentes relations avec les pays du monde entier et avec les grandes capitales de celui-ci, et un lien entre l’Orient et l’Occident, et entre les contestataires régionaux et internationaux. C’est le choix que les adversaires du Hezbollah mettent en avant, tandis que Bkerke a présenté le mécanisme « pratique » pour le réaliser et l’atteindre, selon ce que disent les sources politiques opposées à « Al Markazia ».

Le patriarche maronite, le cardinal Mar Bechara Boutros Al-Rahi, lève depuis des mois le drapeau de la neutralité et appelle en toute occasion et situation à son approbation internationale. Il insiste également, comme l’équipe souveraine, sur la nécessité d’appliquer les résolutions internationales concernant le Liban. Selon les sources, le duo « neutralité positive – résolutions internationales » est devenu plus nécessaire aujourd’hui que n’importe quel autre jour, et cette nécessité est plus évidente, heure après heure, quand on voit l’effondrement de souveraineté, de politique, d’économie et de finance dans lequel le pays s’enfonce.

Depuis Rome, Al-Rahi a réitéré son appel à ce sujet. Dans une série de prises de position explicites et directes mardi, il a souligné que l’État libanais ne dispose pas d’une « autorité centrale qui prend la décision, et c’est ce qui empêche la mise en œuvre de l’accord de Taëf dans la partie liée, par exemple, à la dissolution de toutes les milices », notant « à la lumière de la réalité existante que les armes sont ceux qui gouvernent la vie politique libanaise à l’heure actuelle, parce que celui qui les possède est celui qui décide ». À partir de là, le patriarche maronite a lancé un appel à la communauté internationale pour aider le Liban à « restaurer son identité en tant qu’État démocratique, car malheureusement nous avons perdu notre identité et nous sommes séparés du monde et tout le monde nous regarde comme un pays en guerre. »

Il a ajouté : « Le Liban est malade et il doit être soigné, c’est pourquoi nous avons besoin d’une conférence internationale pour lui sous l’égide des Nations unies. Le Liban aujourd’hui a été séparé du monde entier. Lorsque l’explosion s’est produite dans le port, tous les pays ont aidé les libanais, pas le gouvernement, car nous ne sommes reconnus par personne, et même les pays du Golfe se sont séparés du Liban. »

Cependant, selon les sources, pour que la communauté internationale se mobilise pour aider Beyrouth à atteindre la neutralité et à la sauver de sa situation économique difficile, et pour mettre en œuvre les résolutions internationales qui sont les épithètes de l’édification de la nation, notamment en ce qui concerne le fait de limiter les armes aux mains des forces légitimes, car aucun Etat ne peut exister et sur ses terres il y a deux armées…Les Libanais doivent d’abord se décider, et décider laquelle des deux options mentionnées ci-dessus, ils veulent, et l’opportunité dont ils disposent pour dire leur mot sur « l’identité » de leur patrie, et le faire savoir aux Arabes et au monde, est le 15 mai prochain… Ils ne doivent pas la gaspiller !

    la source :
  • Almarkazia