SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 5 October 2022, Wednesday |

Le Liban en paiera le prix…Un nouvel avertissement israélien contre toute action de « Nasrallah »

Israël a une fois de plus menacé l’État libanais qu’il paierait un lourd tribut si le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, faisait obstacle aux efforts d’extraction de gaz du champ de Karish en Méditerranée.

Les menaces israéliennes sont venues du ministre israélien de la Défense Benny Gantz dans son discours (jeudi 15/09/2022) devant la Conférence de l’Université Roechmann sur la lutte contre le terrorisme.

Gantz a souligné qu’Israël est intéressé à parvenir à un règlement avec le Liban concernant les frontières maritimes, et que selon son point de vue, il y aura une plate-forme pour extraire du gaz du côté israélien et une autre du côté libanais s’il est prouvé que du gaz est présent là.

Mais il a ajouté : « Si le Hezbollah décide d’entraver l’extraction du gaz, le Liban en paiera le prix.

Gantz a clairement indiqué qu’Israël est en contact avec l’envoyé américain et qu’il veut parvenir à un règlement, mais il défendra ses plates-formes gazières et ne permettra pas qu’elles soient mises en danger.

De plus, Gantz a reconnu que tous les fronts sont actifs et sensibles, et qu’il peut arriver tous les jours et à chaque instant qu’un événement l’enflamme. Il a estimé que la situation sur le front sud avec la bande de Gaza est actuellement calme, et que le Hamas s’est découragé, et est donc resté en dehors du champ de la récente agression (l’aube).

Dans son discours, Gantz a estimé que le danger stratégique existe toujours, et que l’Iran n’arrêtera pas ses activités dans la région, plaçant la confrontation avec l’Iran en tête de liste des défis extérieurs auxquels Israël est confronté, puis le conflit avec les Palestiniens, et enfin le maintien le soutien indéfectible de la communauté internationale à Israël.

 

Le ministre israélien de la Défense a indiqué qu’un accord nucléaire avec l’Iran lui donnerait entre cent milliards et 250 milliards de dollars en cas de levée des sanctions économiques, ce qui augmenterait sa capacité à financer et à former des armes pour menacer la stabilité dans la région et menacer la sécurité d’Israël.

Il a également estimé qu’il fallait continuer à faire pression pour éviter un mauvais accord (pour Israël), et qu’en cas d’accord, il faudrait qu’il soit aux conditions américaines, c’est-à-dire qu’il soit plus long dans sa durée, plus fort en termes et dans une portée plus large. En outre, il a appelé à continuer à construire des « formations régionales » pour contrer cela, et à construire une coalition du renseignement pour dissimuler les cas de manque de contrôle effectif et réel, partout et à tout moment.

Il a souligné la nécessité de maintenir l’état de préparation et de renforcer la force militaire, sans aucune interruption. Il a conclu en disant que dans un avenir prévisible, et à la lumière de la nature du régime iranien, la préparation stratégique devrait se poursuivre, d’autant plus que les menaces d’anéantissement d’Israël par l’Iran ne doivent pas être prises à la légère.

Il a réitéré qu’Israël n’est bien sûr pas partie à l’accord, « bien que je pense que la signature de l’accord ne sera pas pour bientôt, et nous nous défendrons par nous-mêmes ».