SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 28 November 2022, Monday |

Le ministre de la Défense : L’armée a récemment démasqué une cellule terroriste à Tripoli

Le ministre de la Défense nationale Maurice Selim a souligné, dans une interview accordée à l’agence de presse russe « Sputnik », que « la situation sécuritaire au Liban connaît une stabilité normale, grâce aux efforts déployés par l’armée libanaise, qui est déployée dans tout le pays, et le reste des forces de sécurité, qui jouent leur rôle, chacun selon ses compétences et ses responsabilités. Cela ne signifie pas que certains incidents ou abus de sécurité ne se produisent pas de temps en temps, comme partout dans le monde. Cependant, les opérations de sécurité et les opérations préventives menées par l’armée et les forces de sécurité permettent de maîtriser la situation, d’arrêter les personnes recherchées et de les traduire en justice. »

Le ministre de la Défense a souligné que « l’armée surveille naturellement toute activité des cellules terroristes sur le sol libanais, et elle a récemment démasqué une cellule terroriste dans la région de Tripoli et mené une opération qualitative qui a abouti à l’arrestation d’un certain nombre de ses chefs, et il a été constaté que parmi les objectifs de cette cellule figuraient le recrutement de personnes au Liban et la mise en œuvre de frappes sécuritaires à l’intérieur du Liban qui touchent des rassemblements humains afin de faire le plus grand nombre possible de victimes par des opérations suicides. »

Concernant la situation sécuritaire aux frontières entre le Liban et les pays voisins, le ministre de la Défense a souligné qu’ « un état de stabilité prévaut à travers toutes les frontières libanaises, renforcé par le rôle joué par les unités de l’armée pour préserver les frontières du pays le long de ces frontières terrestres et maritimes. Au sud, l’armée et les Forces Intérimaires des Nations Unies sont déployées au sud du Liban et font prévaloir la coopération sur le terrain et assurent la sécurité et la stabilité pour tous les habitants de la zone frontalière. »

Il a ajouté : « Aux frontières est et nord entre le Liban et la Syrie, l’armée contrôle la circulation des personnes et des biens et lutte contre la contrebande sous toutes ses formes, d’autant plus que ces frontières se chevauchent et sont le théâtre de tentatives répétées de passage entre les deux pays, soit dans le but de faire de la contrebande de marchandises, soit pour des intérêts liés à la vie quotidienne de ces personnes. »

En ce qui concerne la crainte d’un chaos sécuritaire à la lumière du vide présidentiel, le ministre de la Défense a souligné qu’ « il n’y a absolument aucune crainte de la possibilité que cela se produise, tout comme il n’y a pas de conflit politique au Liban qui mène à un affrontement sécuritaire, et les forces politiques n’ont aucune intention ou tendance à recourir à des moyens violents. »

Dans ce contexte, le ministre de la Défense a souligné que « tout ce qui se passe dans l’arène politique reste dans les cadres démocratiques, d’autant plus que tous les partis politiques sont unanimes à trouver des solutions à la réalité actuelle qui sont dans l’intérêt de servir le pays et de le sortir du cycle de la crise majeure qu’il traverse, et plus précisément de la crise sociale sans précédent dont il souffre. Tout le peuple libanais, et tout le monde espère la surmonter grâce à des efforts nationaux concertés pour y parvenir. »

En réponse à une question sur la position de l’establishment militaire sur le processus politique, le ministre de la Défense a souligné que « en raison de la nature du système politique libanais et de la doctrine et de la pratique de l’establishment militaire au Liban, celui-ci n’interfère pas dans le processus politique. Au contraire, en plus de son rôle défensif, elle maintient la sécurité et la stabilité à l’intérieur et à l’extérieur du pays, et laisse le processus politique, pour ceux qui sont concernés, se préoccupe toujours de la sécurité de la société et du maintien de l’ordre public. »

En ce qui concerne la démarcation des frontières maritimes, bien que le Liban ait fait des concessions, le ministre Selim a souligné que « le Liban avait entamé les démarches de démarcation des frontières de la zone économique exclusive sur ses frontières sud il y a plus d’une décennie, et en cela il s’est appuyé sur ses droits reconnus par le droit international à cet égard, et dans la dernière étape pour accomplir cette question, qui a eu lieu avec la médiation américaine, le Liban a été unanime à adhérer à ses droits jusqu’à ce qu’il soit réalisé selon l’accord qui a été conclu. »

Il a ajouté : « L’acquisition par le Liban de ses droits dans cette région ne peut constituer une menace pour sa sécurité, et il sera ainsi entré dans une nouvelle phase qui lui permettra d’investir sa richesse nationale sans aucune réduction. Cela ouvrira la voie au rétablissement de la santé économique du pays et à la reconstitution de ses capacités dans l’intérêt de son peuple, qui n’était alors qu’un peuple aspirant au progrès et développant l’avenir de ses générations. »

Concernant les violations israéliennes, le ministre de la Défense a souligné que « le Liban adhère aux résolutions internationales qui stipulent qu’aucune attaque n’a lieu des deux côtés de nos frontières sud, alors que les violations israéliennes de la souveraineté libanaise se répètent par voie terrestre, maritime et aérienne au vu et au su de la communauté internationale, et que le Liban informe l’ONU de ces violations de manière successive et répétée, et que le commandement de la FINUL fait de même. »

En réponse à une question sur les relations libano-russes, le ministre de la Défense a affirmé que « l’amitié entre les deux pays est profonde depuis de nombreuses décennies, et une atmosphère de coopération a toujours prévalu dans divers domaines, et la Russie a toujours soutenu le Liban dans de nombreuses étapes, et a également fourni une assistance à notre pays pendant les crises ou la situation douloureuse qu’il a subie, et la relation a connu une communication dans les occasions militaires et sécuritaires à plus d’un niveau, et le Liban reste ouvert à plus de coopération à tout moment. »

    la source :
  • Sputnik