SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 6 December 2022, Tuesday |

Le ministre des travaux publics a rencontré le chef du service économique de l’ambassade de France… et voici ce qui a été discuté

Lors de sa réunion d’aujourd’hui, le ministre des travaux publics et du transport Ali Hamiyeh, avec le chef du service économique de l’ambassade de France, François De Ricolfis, a discuté de plusieurs questions liées aux ports de Beyrouth, Tripoli, Sidon et Tyr, au transport commun et aux chemins de fer, à la reconstruction du port de Beyrouth et au développement de l’aéroport international Rafic Hariri.

Hamiyeh a réitéré ce qu’il avait demandé à l’ambassadrice française « d’obtenir des bus comme dons pour activer le transport public à la lumière des crises économiques dont souffre le Liban, car le transport public est d’une grande importance pour revitaliser l’économie et activer la productivité de l’administration en rejoignant les secteurs administratifs, civils et militaires dans leurs centres d’affaires. » Notant que c’est l’une des priorités du gouvernement, comme la sécurité sociale et alimentaire.

Concernant la reconstruction du port de Beyrouth, Hamiyeh a précisé qu' »une étude détaillée doit être élaborée sur la réalité du port et la mise en place d’un nouveau système administratif afin de pouvoir rédiger un projet de loi qui sera présenté au Conseil des ministres et au Parlement également, considérant qu’il s’agit d’une installation stratégique importante en tant que point de liaison entre l’Est et l’Ouest, ce qui contribue à la croissance de l’économie libanaise. »

Et il a ajouté : « Il doit y avoir une vision stratégique intégrée pour les quatre ports, d’où émergent des projets qui conduisent à attirer des investissements, à augmenter les revenus du trésor public, en réinstallant un nouveau système qui prend en compte le partenariat entre les secteurs public et privé », soulignant l’importance du port de Tyr en raison de sa proximité avec les blocs pétroliers.

Hamiyeh a estimé que l’intégration des travaux aux ports devrait s’accompagner de la construction d’une voie ferrée allant du port de Beyrouth à tout le Liban et jusqu’à la Syrie.

En ce qui concerne le développement de l’aéroport international Rafic Hariri, Hamiyeh a insisté sur le travail pour augmenter sa capacité et améliorer ses services afin d’augmenter les revenus du trésor public.
Et il a annoncé qu’il avait une vision claire et complète du cahier des charges relatif au terminal à conteneurs, et qu’elle serait annoncée prochainement et dans une transparence absolue.

Il a déclaré : « L’aide de la France au Liban dans le secteur des transports et des bus est une nécessité urgente pour sécuriser le transport public pour tous les territoires libanais. »

De plus, le ministre des Travaux publics a exprimé sa confiance dans « le soutien et l’assistance de la France, qui n’a jamais renoncé ni reculé aux côtés des Libanais dans les circonstances les plus difficiles, ce qui a permis d’alléger les souffrances et de rassurer le peuple libanais. »

Pour sa part, De Ricolfis a affirmé que le soutien de la France au Liban est réel, ce qui a été confirmé par le président français Emmanuel Macron lors de sa rencontre avec le Premier ministre Najib Mikati, soulignant que tout soutien international au Liban se ferait dans le cadre de l’accord avec le Fonds monétaire international.

En ce qui concerne les bus, il a confirmé qu’il communiquera avec les responsables français et l’ambassadeur de France au Liban à cet égard, ainsi qu’avec la société Aéroports de Paris (ADP), avec laquelle un contrat a été signé en 2019, notant qu’il existe des entreprises françaises prêtes à fournir des services sur la façon de gérer le port de Beyrouth.