SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 3 December 2022, Saturday |

Le Palais de Baabda assiste à la signature d’un accord pour l’ouverture du Bureau régional francophone pour le Moyen-Orient

Ce matin, le Palais de Baabda a assisté, en présence du Président de la République, le Général Michel Aoun, et du Conseil des Ministres, Najib Mikati, à la signature de l’accord « L’Ouverture du Bureau Régional de l’Organisation Internationale de la Francophonie pour le Moyen-Orient à Beyrouth.  »

Il a été signé par le ministre des Affaires étrangères et des Emigrants, Abdallah Bou Habib, pour la partie libanaise, et pour l’organisation par son directeur, le représentant du Secrétaire général, pour signer l’accord, Geoffroi Montpetit.

Le président Aoun a souligné que le Liban continuera à travailler et à progresser culturellement à travers la langue française et ses valeurs, et s’emploiera à diffuser cette langue dans la région.

Montbouti a transmis au Président Aoun : « Les salutations du Secrétaire général de la Francophonie et ses remerciements à lui pour son engagement personnel à la réalisation de cet accord et à l’établissement de la représentation à Beyrouth.  »

Il a déclaré : « Il est naturel que nous soyons ici aujourd’hui ici, et nous sommes déjà présents au Liban depuis plusieurs années d’une manière ou d’une autre au service des grandes universités libanaises. Aujourd’hui, à travers la mise en place de cette représentation, nous consoliderons davantage notre présence et l’incarnerons davantage au service du Liban et des Libanais et des Libanaises.  »

Il a ajouté : « Nous sommes impatients d’ouvrir le siège de cette représentation à Beyrouth et de commencer à y travailler. Le Liban est un partenaire actif et historique de la Francophonie, et nous allons travailler à lancer une dynamique renouvelée pour travailler avec le Liban dans plusieurs domaines, notamment avec la jeunesse, et nous avons lancé une série de programmes de travail communs.  »

Il a souligné que « la Francophonie est votre organisation, et c’est en soi un défi pour nous tous de travailler ensemble selon le principe de solidarité francophone ».

Pour sa part, Aoun a remercié « tous ceux qui ont oeuvré pour réaliser cette étape d’établissement d’une représentation francophone au Liban.  »

Considérant que « cette étape est très importante pour la Francophonie et nous permettra de continuer à adhérer à la culture et à la langue françaises et à ce qu’elles représentent, d’autant plus que les Libanais y ont adhéré depuis l’Antiquité, et que nous avons été parmi les premiers à parler français en Moyen-orient. »

Il a déclaré : « Aujourd’hui, nous avons un besoin urgent des valeurs que représente la langue française, et nous avons toujours choisi le français comme langue classique adoptée par les écoles libanaises.  »

Il a ajouté : « Nous nous félicitons de la signature de cet accord entre le Liban et l’Organisation de la Francophonie, et nous réitérons les remerciements du Liban à tous ceux qui ont contribué à la réalisation de cet événement ».

En conférence de presse, Montbouti a expliqué : « Nous avons identifié les différents cadres de l’Organisation internationale de la Francophonie, au Liban, sur la langue française, en termes d’éducation et d’éducation, en plus de travailler sur l’indépendance des femmes.  »

Il a estimé que « le Liban est un partenaire naturel pour l’organisation, et il est naturel pour nous d’être ici et d’ouvrir un représentant pour l’organisation à Beyrouth.

Depuis 1973, le Liban fait partie de la famille francophone, vous avez accueilli un Sommet de la Francophonie et des Jeux de la Francophonie, et vos écrivains et artistes rayonnent sur différents continents. Il est donc naturel que nous soyons ici au Liban, patrie de la convergence, et que l’Organisation Internationale de la Francophonie ouvre un représentant pour qu’elle poursuive le dialogue des cultures, ce dialogue autour des valeurs communes qui nous unissent. autour de notre langue, qui sont les valeurs de paix et de démocratie.  »

Il a dit : J’adresse une note particulière aux femmes et aux hommes libanais qui font face à une crise économique depuis plusieurs mois, voire des années, en plus de la tragédie de l’explosion du port de Beyrouth.

Ici, je dois souligner l’importance du rôle de l’éducation et de la qualité de l’enseignement de la langue française au Liban, sans oublier que nous avons environ deux millions et demi d’interlocuteurs libanais francophones au Liban.

Il existe un réseau d’écoles et d’universités francophones, et il est de notre devoir d’être fidèle à ce rendez-vous avec vous, afin de soutenir le gouvernement libanais, les femmes libanaises et les Libanais pour faire en sorte que la francophone reste ici un pilier fondamental, et nous travaillerons fortement avec toutes les forces vives du Liban.  »

Concernant les programmes attendus de cette représentation, il a déclaré : « J’ai défini les trois cadres d’action, et ils reposent sur l’accompagnement : langue et culture, éducation et éducation, en plus de l’indépendance des femmes.

Par exemple, nous, en coopération avec nos collègues de l’Agence universitaire de la Francophonie, et notre initiative de formation des enseignants à l’enseignement à distance, nous allons intensifier nos efforts pour accompagner et former les professeurs de français ici au Liban, et notre objectif est de doubler ce travail afin de soutenir leurs capacités éducatives. «