SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 20 January 2022, Thursday |

Le Président Aoun : je n’accepterai pas d’être le témoin de la chute de l’État et de l’étouffement du peuple

Le Président de la République, le Général Michel Aoun, a appelé à un dialogue national urgent afin de parvenir à un accord sur trois questions, et de travailler à leur approbation ultérieure au sein des institutions, à savoir :

-La décentralisation administrative et financière élargie.

-La stratégie de défense pour protéger le Liban.

-Un plan de redressement financier et économique, comprenant les réformes nécessaires et une répartition équitable des pertes.

Aoun a clairement indiqué lors de son discours ce soir, lundi, qu’il avait appelé à plus d’une réunion et conférence et proposé des solutions, mais les gens du système ont refusé de renoncer à tout gain, et n’ont tenu aucun compte du peuple, réitérant son appel au dialogue pour chaque Libanaise qui désire le sauvetage du Liban.

Le président de la République a déclaré que « malgré tout, la solution est possible dans le cadre du document d’accord national, et elle exige d’abord de rendre des comptes, c’est-à-dire de déterminer les responsabilités de l’effondrement, de protéger l’argent des gens et de le rendre aux déposants. La solution exige également une transition vers un État civil et un nouveau système dont le principal pilier est une décentralisation administrative et financière élargie. Les prochaines élections parlementaires devraient constituer un véritable référendum sur cette base. »

Aussi, le président Aoun a souligné que « la défense de la patrie nécessite une coopération entre l’armée, le peuple et la résistance, mais la responsabilité première revient à l’État. Seul l’État définit la stratégie de défense et assure sa mise en œuvre. »

De plus, il a appelé à la fin de la perturbation délibérée, systématique et injustifiée, qui conduit au démantèlement des institutions et à la dissolution de l’État, et à la suppression du Conseil constitutionnel, et au renversement du plan de redressement financier et à la perturbation du gouvernement et à l’obstruction des lois à la Chambre des représentants, tandis que le démantèlement et la dissolution ont massacré le pouvoir judiciaire.

En outre, il a demandé : « Par quelle logique ou constitution le Conseil des ministres est-il suspendu et invité à prendre une décision qui ne relève pas de ses pouvoirs et ses travaux sont suspendus en raison d’une question qui ne constitue pas un différend en matière de charte? Je n’accepterai pas d’être témoin de la chute de l’État et de l’étouffement des gens et je continuerai à travailler jusqu’au dernier jour de mon mandat et de ma vie pour empêcher cela. »

Et Aoun a appelé à établir de meilleures relations avec les pays arabes et notamment les pays du Golfe. et il a ajouté: « L’Etat se construit dans le respect des lois non en transgressant l’autorité ni par la domination d’une autorité sur une autre. »