SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 6 December 2022, Tuesday |

Le retour du Liban dans l’étreinte arabe est l’une des priorités des souverains après les élections

Il semble clair pour tous ceux qui observent les gros titres politiques qui déferlent sur la scène nationale que le titre de « reconnecter le Liban à son environnement arabe » sera l’un des défis les plus importants de la prochaine étape.

Une large équipe de forces souveraines et de changement y travaillera si elle remporte la majorité aux élections et parvient à retirer cette majorité des mains du Hezbollah.

Il est vrai que ce dernier s’attache à dire que le prix s’intitule « Désarmer le Hezbollah conformément à la volonté des Américains et en application d’un agenda occidental », mais en réalité, selon ce que disent des sources politiques opposées à la «Almarkazia»: «Que le Hezbollah soit transformé en un parti politique comme tous les partis libanais, c’est une idée qui ne se réalisera pas si elle est réalisée en exécution des ordres de quiconque, mais cela peut plutôt se produire, et ce n’est qu’en exécution de la Constitution de Taëf.

Ce dossier est aussi présent dans la bataille électorale, mais il n’en est pas l’essentiel ».

Ce comportement « jaune », digne du silence des plus hautes autorités libanaises, a conduit le Liban à un isolement complet et l’a aliéné de son environnement et de sa chaîne vitale du Golfe arabo-arabe… C’est ce à quoi la nouvelle majorité, si elle l’emporte, s’emploiera à le réformer et à le restaurer.

Les partis, les groupes, les personnalités souveraines et l’opposition au Hezbollah ont tous ce titre en tête et portent leur attention sur les performances militaires, politiques et médiatiques du Hezbollah envers les Arabes.

On peut dire que Bkerké a été un pionnier en arborant l’étendard de cette exigence. Le patriarche maronite, le cardinal Mar Beshara Boutros al-Rahi, l’a transporté au Caire, où il a rencontré hier le secrétaire général de la Ligue des États arabes, Ahmed Aboul Gheit.

Il a souligné que Beyrouth doit se tourner vers des amis à la lumière des difficultés qu’elle traverse.

Il a souligné la nécessité de la neutralité du Liban pour qu’il puisse jouer un rôle et restaurer sa position, soulignant que l’isolement du Liban de son environnement international et régional ne satisfait personne.

Quant au Premier ministre Najib Mikati, il a annoncé hier l’engagement du gouvernement à normaliser les relations entre le Liban et les pays du Conseil de coopération du Golfe, soulignant que « le contact qui a eu lieu entre lui et le ministre des Affaires étrangères de l’État du Koweït, Cheikh Ahmed Nasser Al-Mohammed Al-Sabah, est dans ce contexte ».

Il a souligné « la nécessité d’arrêter toutes les activités politiques, militaires, sécuritaires et médiatiques qui affectent la souveraineté, la sécurité et la stabilité du Royaume d’Arabie saoudite et des pays du Conseil de coopération du Golfe, et qui proviennent du Liban ».

Ce discours positif et encourageant restera théorique et n’aboutira que si le gouvernement n’est pas sous le contrôle du parti et de ses alliés. Les Libanais voteront-ils pour les souverains en mai prochain?

    la source :
  • Almarkazia