SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 22 May 2022, Sunday |

Le Royaume d’Arabie Saoudite est-il revenu au Liban avec une toute nouvelle feuille de route?

Le mouvement de l’ambassadeur saoudien au Liban, Walid al-Bukhari, depuis son retour à Beyrouth il y a quelques semaines, continue d’attirer l’attention.

Hier, il a tweeté via son compte Twitter, écrivant:« Ma rencontre avec l’ambassadeur de Russie à Beyrouth, Alexander Rudakov, a été importante et fructueuse, au cours de laquelle nous avons passé en revue les développements les plus récents de la situation régionale et internationale.

Nous avons discuté des efforts conjoints pour relever les défis au Liban et dans la région, en plus de discuter d’un certain nombre de questions d’intérêt commun ».

Les rencontres du diplomate saoudien, selon des sources politiques bien informées, indiquent que le Royaume est revenu au Liban avec une toute nouvelle feuille de route et un agenda plus large, ce qui laisse penser qu’il entend jouer un rôle actif à Beyrouth dans la prochaine étape.

Même les derniers mois qui ont précédé la crise des déclarations de l’ancien ministre George Kordahi, Riyadh s’est contenté de se coordonner, sous une forme un peu limitée, avec la France et les États-Unis d’Amérique, sur la situation « humanitaire » au Liban, et avec quelques ambassadeurs de pays européens et arabes également La rencontre d’Al-Bukhari Et l’ambassadeur de Russie hier, indique l’élargissement des contacts du Royaume sur place.

Cette rencontre indique également que l’ambassadeur saoudien n’est pas retourné à Beyrouth uniquement pour travailler, bien qu’indirectement, dans la lignée de la mobilisation de la rue sunnite pour les élections, mais est plutôt revenu au Liban parce que son pays a apparemment l’intention de s’implanter davantage dans le pays de les cèdres.

Dans ce domaine, le curriculum vitae d’Al-Bukhari se déverse dans sa chaîne de contacts avec des diplomates à Beyrouth, qui a été entamée par Prodakov, pour être complétée par une communication avec d’autres homologues à lui, au fil des jours.

Il n’est pas exclu que le Royaume s’apprête à activer sa présence dans le processus de mobilisation des efforts internationaux pour aider et soutenir le Liban, si les élections contribuent à l’obtention d’une majorité souveraine au Parlement, concluent les sources.