SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 29 September 2022, Thursday |

Les critères du nouveau président sont fixés par le choix du peuple lors du Conseil de 2022

Dans le sillage de la contre-rhétorique et du débat qui ont empli les écrans pendant des jours d’un certain nombre de slogans d’incitation, d’injures et de calomnies fondamentalement interdits par la loi électorale, et à la lumière du silence électoral qui a éclaté 24 heures sur 24 avant l’ouverture des premières urnes aux électeurs libanais dans les pays arabes, les propos du patriarche Mar La bonne nouvelle de Boutros Al-Rahi dans son sermon dimanche dernier retient l’attention des concernés, d’autant plus qu’il a défini le cahier des charges du prochain président de la république, basée sur les choix de l’électeur de droite derrière l’isolateur.

Les critères du nouveau président ont été clairement énoncés par Al-Rahi : « Un président qui travaille à moderniser les relations des composantes de la charte dans un État capable de s’adapter au pluralisme et d’embrasser tout le monde dans un système décentralisé élargi. Il s’efforce d’unir allégeance, d’adhérer à l’impartialité, de plier tous les projets intrusifs dans notre pays et notre société, d’avoir une vision égale du Liban, et les parties se considèrent comme des partenaires et des frères, et non comme des ennemis et des exclus… À condition que le nouveau président verse sa force, son indépendance et son authenticité dans la consolidation et la souveraineté du Liban. Légitimité liée par la constitution et la charte.

Des sources proches de Bkerké ont indiqué, via Al Markaziya, que « l’Église maronite, en particulier le patriarche Mar Bechara Boutros Al-Rahi, est personnellement concernée à ce stade par les développements politiques et nationaux ». Concernant les élections, il ajoute : « Auparavant, les élections étaient un droit classique et périodique. Aujourd’hui, il fait partie du mécanisme de choix du nouveau Liban, de la nouvelle république, du nouveau régime et de la nouvelle formule politique.

Le fait qu’Al-Rahi accorde la plus grande importance aux élections ne signifie pas qu’il a une position prédéterminée ou figée sur les candidats, « mais il établit un cahier des charges pour déterminer les options et laisse les citoyens, individus et groupes, choisir qui ils veulent, d’autant plus que la phase post-électorale ne sera plus la même qu’avant, d’où l’importance du droit de vote de l’électeur.

Dans le contexte, les sources précisent que l’avis du patriarche n’est pas contraignant car il n’existe pas de mandat légal dans la religion chrétienne. Sa sélection ne sera pas due à 2022, comme lors des cycles précédents. qui ont eu lieu entre 2018 et 2022 ont bouleversé le Liban, à commencer par la révolution d’octobre 2019, par le crime de bombardement du port, le centrage du Liban dans l’axe de la résistance et l’effondrement total de toutes les autorités, et à ce que le Liban s’est transformé de D’un pays développé à un pays arriéré, et d’un pays qui cherche à redonner ses enfants à un pays qui exporte et déplace son peuple… Tout cela suppose que les critères de sélection des candidats seront différents de ce qu’ils étaient en 2018, et il est certain que les conséquences des mauvais choix seront pires que les conséquences du règlement intervenu en 2016. »

Il y a ceux qui voient dans l’appel de Rahi au peuple à « élire ce qui répond à son besoin d’une nouvelle assemblée à la hauteur des défis qui l’attendent, au premier rang desquels figure l’élection d’un nouveau président de la république à sa date constitutionnelle. Il a défini le cahier des charges du président en plus d’une position, et a mis en garde contre la poursuite de la politique actuelle et la nécessité de libérer le Liban et de le ramener à sa position normale tout en adoptant une neutralité positive. Cependant, certaines sources proches de Bkerké confirment que « le commanditaire va au-delà de la question des 8 et 14 mars. Et sa demande est purement patriotique. Le nouveau président doit être au-dessus des conflits et des alignements, et croire en l’entité, la constitution, le changement, la démocratie, l’impartialité, l’indépendance et la souveraineté, car ce mot signifie, et surtout, son départ de la politique des axes. Bref, il appelle le peuple à bien choisir ses candidats, pour élire, plus tard, à la date constitutionnelle, un président qui restituera la République libanaise à l’entité libanaise.

Tant que les résultats des élections ne sont pas publiés, il n’est pas possible de parler ou de parier sur l’identité du nouveau président de la république. Quoi qu’il en soit, l’élection du président se fait aux deux tiers et non à la majorité absolue. De là, les sources estiment que la composition du Conseil ne permettra pas le changement requis sans une initiative internationale imposée à tous, ou un accord dans le cadre d’un dialogue. Seulement ici, il vaut la peine de dire qu’il faut choisir des candidats qui ont l’intégrité, le courage, le courage, la foi dans le Liban, la patrie, et l’impartialité pour barrer la route à la majorité des députés de l’équipe du 8 mars pour atteindre l’assemblée de 2022, organiquement lié à l’axe iranien, et en conséquence l’image du nouveau président de la république le sera.

« Je crains ce que je crains », a déclaré feu le patriarche Mar Nasrallah Boutros Sfeir. C’est de ces mauvais choix que le Patriarche Al-Rahi craint et met en garde !

    la source :
  • Almarkazia