SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 2 December 2022, Friday |

Les efforts pour la libération du gouvernement sont en recul… Et le pays est paralysé !

Au lieu que les contacts politiques s’accélèrent en vue de libérer le cabinet, compte tenu des conditions économiques étouffantes dans lesquelles le pays s’enfonce et de l’effondrement effrayant de la monnaie nationale par rapport au dollar dû à plus d’un facteur monétaire et pétrolier (…) ces derniers jours, il semble que les efforts pour libérer le gouvernement s’éloignent selon des sources politiques bien informées qui ont déclaré à Al Markaziya.

Jusqu’à présent, l’ordre du jour du cabinet, s’il est réuni, comprend 135 points, dont 120 nécessitent la signature du ministre des finances Youssef Khalil, qui est affilié au mouvement Amal, et qui, bien sûr, ne participera à aucune session sans le dessaisissement de l’enquêteur judiciaire dans le crime de l’explosion du port Tarek Bitar, et l’insistance de ce dernier à mettre en œuvre le mandat d’arrêt contre le représentant Ali Hassan Khalil a exacerbé la colère du Hezbollah et du mouvement Amal contre le juge.

A partir de là, poursuivent les sources, et au moment où le président de la République, le général Michel Aoun, est pressé de reprendre l’activité du cabinet, le Premier ministre Najib Mikati estime qu’il faut trouver une issue à ce dilemme, sinon son appel à une session gouvernementale sera inutile.

Notant que cette réalité « négative » explique bien les raisons pour lesquelles le duo chiite s’accroche aux clés des « finances », puisqu’il est désormais en mesure de « perturber » à volonté l’Etat et le travail de ses institutions constitutionnelles, les sources affirment que le refus de Baabda de répondre à la demande de Mikati de faire une médiation avec le Hezbollah et de contacter son secrétaire général, Sayyed Hassan Nasrallah, pour tenter d’adoucir sa position sur la crise gouvernementale. Mikati a renforcé sa conviction que son gouvernement ne se réunira pas dans un avenir prévisible, au moment où la conclusion d’un « accord » entre Mirna Al-Shalouhi et Ain Al-Tineh pour réactiver les travaux du Conseil suprême pour le procès des présidents et des ministres, est encore loin d’être réalisée.

Le gouvernement restera donc dans le coma, au moins jusqu’au début de l’année prochaine, puis le « Hezbollah », surtout dans la situation régionale actuelle, ne fera pas de cadeaux supplémentaires après la démission du ministre George Kordahi, et ne suivra pas le premier ministre, mais au contraire.

De plus, les performances et les positions de ce dernier après l’appel qu’il a reçu du prince héritier saoudien Mohammed bin Salman, n’était pas admiré par Al Dahiyeh, et si le Hezbollah « sent » une quelconque tendance de Mikati à contourner le duo chiite en convoquant, par exemple, une séance du gouvernement avec les personnes présentes, il n’est pas exclu que les ministres du duo démissionnent.

Donc, nous sommes donc dans une période de forte stagnation, qui sera rendue plus difficile par la tendance du Président de la République à s’abstenir de signer des décrets. Les intérêts du pays et du peuple, les négociations avec le FMI et autres prestations imminentes et nécessaires, tout cela restera inactif, jusqu’à ce que le gouvernement soit libéré.

    la source :
  • Almarkazia