SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 5 October 2022, Wednesday |

Les familles des martyrs du port : Non à la dissimulation des preuves et à l’oblitération de la scène du crime

L’Association des familles des victimes de l’explosion du port de Beyrouth a confirmé son rejet total des travaux de reconstruction du port.

Lors du sit-in d’aujourd’hui devant la statue de l’Émigré, l’association a ajouté : « Non à la dissimulation des preuves et à l’oblitération de la scène du crime, et a souligné son refus » que quelqu’un enfonce un clou dans le port avant que la vérité soit révélée.

La famille a demandé aux politiciens : Avez-vous demandé l’autorisation de l’enquêteur judiciaire chargé de l’affaire, le juge Tarek Bitar ?

L’association a souligné qu’elle exigeait « la justice et la vérité en échange de la reconstruction du port ».

Les manifestants ont également coupé la route devant la statue de l’Émigré avant qu’elle soit rouverte.

Le ministre de l’Économie, Amine Salam, avait révélé l’intention de l’État libanais de lancer un appel d’offres pour démolir les silots du port de Beyrouth. Le ministre des Travaux publics et des Transports, Ali Hamiyeh, a révélé que le groupe maritime français « CMA.CGM », appartenant à la famille libano-française Saadeh, a obtenu le contrat de gestion, d’exploitation et de maintenance du terminal à conteneurs du port de Beyrouth pour une période de dix ans, ce qui laisse des doutes sur le sort du port, témoin du plus grand crime commis contre les victimes et leurs familles, contre Beyrouth et son patrimoine bâti, et sur le droit de chaque citoyen libanais qui a été lésé par cette catastrophe.

Des sources politiques de haut niveau connaissant bien le dossier du port ont estimé, par l’intermédiaire de « Sawt Beirut International », que tout discours sur la démolition des silots et l’attribution de contrat de gestion, d’exploitation et de maintenance du terminal à conteneurs du port de Beyrouth sans parvenir à la justice et aller vers un plan directeur intégré est un coup porté à la justice.