SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 27 November 2022, Sunday |

Les lectures étrangères de la réalité libanaise ne sont pas rassurantes: La milice du Hezbollah est encore capable de perturber

Les signaux venant de l’étranger concernant la situation libanaise ne sont ni rassurants ni prometteurs. Bien que le président de la République, Michel Aoun, ait confirmé que les élections constitutionnelles auront lieu à leurs dates, tout comme ont eu lieu les élections législatives, malgré les doutes qu’elles auront lieu.

Dans un contexte connexe Nabih Berri, a invité hier le nouveau parlement à se réunir mardi prochain pour élire son président, son vice-président et son bureau, sauf Ces données ne suffisent pas à indiquer que le Liban a mis son train de sauvetage sur les rails, dans les calculs de la communauté internationale.

Hier, l’ancien assistant du secrétaire d’État américain aux Affaires politiques, David Hale, a déclaré dans une interview télévisée qu’il « croit que la possibilité d’une paralysie politique au Liban est grande et peut s’étendre pendant de nombreuses années ».

Il a ajouté : « J’ai appris que le nombre de sièges pour les représentants indépendants équivaut à environ 13 députés, et malgré cette évolution, c’est le seul. Ce n’est pas un facteur suffisant pour faire des changements, et bien sûr leur voix reste importante et leur succès dépend de leur capacité à aligner et faire des compromis. »

Il a estimé que « le gouvernement rencontrera des difficultés dans l’accomplissement de ses tâches, et nous sommes confrontés à une réalité difficile aujourd’hui ».

Selon ce que disent des sources diplomatiques à « Al Markaziya », la position du responsable américain, qui connaît bien les affaires et les doléances du pays du Cèdre, ne vient pas de nulle part, mais est le fruit de contacts locaux et internationaux, de lectures et des études approfondies de la réalité libanaise menées par Washington ces dernières semaines.

En conclusion, les États-Unis d’Amérique ont constaté qu’il y a un changement dans l’équilibre parlementaire, notamment sur les terrains chrétien et sunnite et au niveau de l’entrée des forces de transformation sur la place Nejmeh, mais ce bon changement, car c’est le le plus faible des alliés du Hezbollah, ne suffit pas à faire avancer le pays, il le menace plutôt de béliers du Grand, car le nouveau « bâle » parlementaire n’a pas perdu la capacité perturbatrice du Hezbollah.

Ici, poursuivent les sources, la peur de Hill vient d’une période de resserrement des cordes dans laquelle Beyrouth entrera au fil des jours, personne ne sait combien de temps cela durera, puisque le parti et le pacte ne laisseront pas la nouvelle majorité régner, mais le perturber et le lier aux sièges parlementaires qu’ils possèdent encore, tout en effondrant l’économie et les moyens de subsistance.

Et l’exercice financier se poursuit, augmentant le niveau de danger d’une explosion sociale, d’un chaos sécuritaire et d’une révolution affamée.

Malheureusement, cette lecture semble correcte et exacte, mais le pari reste sur l’éveil des consciences de ceux qui ont été jugés par les électeurs lors des urnes du 15 mai…

    la source :
  • Almarkazia