SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 2 July 2022, Saturday |

Les polices d’assurance en « Dollars frais » !

Après le problème des patients entrant dans les hôpitaux et les difficultés résultant des différences énormes dans les factures d’hôpital en raison de la détérioration de la valeur de la monnaie nationale par rapport au dollar et de l’augmentation des prix des fournitures médicales et de divers produits de base tels que la nourriture, les matériaux désinfectants, les médicaments, le carburant et autres, ce qui a conduit à une diminution de la valeur des polices d’assurance maladie, une solution a été trouvée qui exige la dollarisation du prix des polices, ce qui fait que le citoyen libanais souffre maintenant du prix des polices d’assurance et aussi de maintenir le même niveau d’hospitalisation ou de réduire les services hospitaliers.

Dans ce contexte, le président de l’Association des compagnies d’assurance, Elie Nasnas, a expliqué à Al Markaziya que « les compagnies d’assurance continuent à appliquer le tarif hospitalier en dollars frais. 90% d’entre elles facturent le prix des polices en dollars frais, et les autres sont très peu nombreuses, et elles ne facturent que 60% du prix de la police en dollars frais. Cependant, d’une manière générale, il faut considérer que toutes les assurances maladie sont maintenant tarifées en dollars parce que le tarif hospitalier est devenu en dollars frais. »

Quant à l’éventualité d’une modification des prix des polices, il précise que « cela est lié à l’inflation et aux prix des hôpitaux s’ils connaissent une nouvelle hausse, mais il y a deux ou trois mois, il ne semblait pas y avoir d’augmentations prévues, et si elles se produisaient, elles seraient très simples. »

Nasnas souligne que « l’assuré qui paie sa police en dollars frais ne supporte aucun coût supplémentaire. Nous avons fait circuler auprès des clients et des intermédiaires que l’hôpital ou le médecin ne peut pas facturer de différences à ceux qui paient en dollars frais, et en cas d’infraction, l’assureur doit déposer une plainte auprès de la compagnie ou de l’intermédiaire. »

Nasnas ne nie pas le reflet de la tarification en dollars sur l’achat de polices d’assurance, « mais la majorité des polices ont diminué en degrés, c’est-à-dire que celui qui achetait une police de première classe est passé à la deuxième, par exemple, surtout à la lumière de la diminution de la capacité de l’État (si c’est la Sécurité sociale ou le ministère) à couvrir les factures d’hôpital. Le citoyen se retrouve ainsi sans protection, et il est donc préférable de réduire le degré de la police, car l’important est qu’il obtienne des soins médicaux en fonction de sa capacité financière. »

Concernant la situation du secteur des assurances à la lumière de la crise économique actuelle, il affirme que « les entreprises sont affectées par le cycle économique, mais le plus important pour elles est d’assurer la continuité du secteur et de servir les clients à la lumière du manque de bénéfices et jusqu’à ce moment elles sont capables de marcher dans la bataille de la continuité. Le secteur privé essaie autant que possible de combler le vide qui existe en fonction de ses capacités. »

    la source :
  • Almarkazia