SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 26 November 2022, Saturday |

Les prêts internationaux sont dans la balance des réformes et des engagements et des garanties

Almarkazia

L’ancien expert du Fonds monétaire international, Mounir Rashid, affirme via « Almarkazia » que « sans réforme, il est impossible pour le Liban de rembourser les emprunts internationaux… »

Il affirme qu’en plus de cela, « le fonds étudie la capacité de payer de l’État, et donc l’argent n’y est pas versé sans règles et conditions ».

Il fait référence à la différence entre la dette de la Banque mondiale et la dette du Fonds monétaire international,

« Le premier accorde des prêts à long terme qui s’étendent sur 20 et 30 ans, là où il y a un espace ouvert pour changer la situation au Liban. Quant aux prêts du Fonds, le processus de remboursement commence après environ quatre ans et s’étend jusqu’à un maximum de 10 ans, selon la valeur du prêt et sa durée.»

Dans ce contexte, explique-t-il, « quand le FMI décide de prêter à l’Etat libanais, il prend en compte l’étendue de sa capacité de remboursement, comme s’il était capable de payer un milliard de dollars, alors il lui prête des milliards.

Par conséquent, ce qui est dit qu’il prêtera au Liban 4 milliards n’est pas vrai.
Le Fonds monétaire international étudie la capacité de payer du Liban en fonction de ses estimations de la situation financière du pays et de la situation de la balance des paiements, et à la lumière de celle-ci détermine la valeur du prêt que nous pouvons rembourser selon son propre échéancier.»

Il souligne ici: « Cette condition s’accompagne du début du Liban par les réformes nécessaires, sinon le Fonds ne prêtera pas et ne prêtera pas du tout au Liban.

S’il s’attend à ce que les négociations officielles démarrent à tout moment, Rashid souligne que « cela ne veut pas dire qu’elles aboutiront à un résultat… Le Fonds peut demander, en plus des réformes, des mesures préalables, telles que la libéralisation et l’unification du taux de change ou modifier le tarif de l’électricité, pour n’en citer que quelques-uns…

Le Liban peut-il mettre en œuvre ces mesures?! La partie libanaise doit également convaincre les responsables du fonds des chiffres du budget général pour l’année 2022, car la situation que traverse le Liban est exceptionnelle. De plus, jusqu’à aujourd’hui, ni la dette intérieure ni la dette extérieure n’ont été programmées.  »

De tous ces indicateurs, conclut-il, « l’exclusion d’un résultat rapide dans les négociations avec le Fonds monétaire international.»

Exprimant sa surprise, « les responsables du FMI n’ont pas pris une position stricte sur le Liban, car il n’a pas imposé à la partie libanaise de prendre des mesures préalables avant de terminer les négociations, comme c’est le cas avec tout pays qui commence à négocier avec lui ».