SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 30 November 2022, Wednesday |

Mikati : Il n’y a pas de solution sans un accord avec le FMI

Le Premier ministre intérimaire Najib Mikati a parrainé l’ouverture des activités du « Forum économique de Beyrouth 2022 » organisé par l’Union des banques arabes, à l’hôtel Phoenicia, sous le titre : « Les expériences arabes en matière de réforme économique menant à un accord avec le Fonds monétaire international ».

Mikati a souligné dans son discours que « l’amère réalité économique libanaise, l’énormité de la crise financière que connaît le pays, et les pressions sociales profondément enracinées, témoignent de la nécessité et de l’importance de développer une stratégie et un projet intégrés pour adopter des réformes structurelles qui garantissent la reprise et le progrès économique et social dans les pays qui souffrent de graves déséquilibres économiques, y compris les pays de notre région arabe. »

Il a ajouté : « Une telle voie contribue à la relance de la croissance, ainsi qu’à l’équilibre des indicateurs macro-économiques, qui sont deux des règles de base pour lancer le mouvement des investissements, fournir des opportunités d’emploi et restaurer la confiance. Cette voie a besoin du soutien de la communauté internationale et de son appui à travers un accord avec le Fonds monétaire international, qui joue un rôle central dans ce contexte, pour suivre le rythme du processus de réforme et une sortie sûre de l’escalade des crises. »

Et il a poursuivi : « Nous sommes convaincus qu’il n’y a pas de moyen de sortir de la crise économique et monétaire actuelle dont souffre le Liban sans approuver l’accord final avec le Fonds monétaire de manière à sécuriser le flux de revenus en devises étrangères vers le Liban, que ce soit par le biais du Fonds monétaire directement ou par le biais des pays donateurs, lesquels ne pourront pas aider s’il n’y a pas d’observateur international des réformes, qui est le FMI. »

Mikati a ajouté : « La conclusion de l’accord permettra également de placer le pays sur la voie d’une croissance économique positive et de réduire les pressions sociales et économiques dont souffrent les familles libanaises en général. »

Et il a ajouté : « À la lumière de la baisse remarquable des avoirs en devises au cours de la période récente, nous resterons engagés, de notre côté, à accomplir tout ce qui est nécessaire afin de ramener le Liban sur la carte de l’équilibre financier et monétaire dans la balance des paiements et le compte courant, et de contrôler Le déficit budgétaire menant à la durabilité de la dette publique. Cette approche est renforcée par le succès des pourparlers avec le Fonds, que nous considérons comme une opportunité importante et essentielle pour le Liban et les Libanais. »

Et il a poursuivi : « Après avoir conclu un accord au niveau du personnel avec le Fonds monétaire international en avril dernier, le plus grand défi est l’achèvement des différentes autorités libanaises dans l’approbation des lois et des procédures contenues dans cet accord, afin de conclure un accord final avec le Conseil d’administration du Fonds. Cet accord ouvre la porte à l’obtention des facilités directes souhaitées et stimule également les pays et les donateurs. »