SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 29 September 2022, Thursday |

Mikati pourra-t-il former son dernier gouvernement sous l’ère d’Aoun ?

Le président Najib Mikati pourra-t-il former son deuxième et dernier gouvernement sous le président Michel Aoun, ou restera-t-il le chef désigné du gouvernement intérimaire, rien de plus ?

Personne n’a la réponse à cette question, pas même le président Mikati lui-même, selon ce que disent des sources parlementaires, qui a participé à la première journée des consultations non contraignantes que le Premier ministre désigné a entamées hier sur la place Nejmeh et se terminent aujourd’hui.

Les sources ont souligné par l’intermédiaire d’Al Markaziya qu’elles estimaient que Mikati – malgré son discours optimiste d’aujourd’hui, comme il l’a dit aux médias au début de ses réunions au Parlement, « Soyez optimiste quant au bien, et vous le trouverez » – il ne pense pas savoir s’il réussira à écrire, ou plutôt s’ils « seront libres de composer ».

L’homme a clairement avoué devant certains blocs qu’il y a des fêtes qui ne faciliteront pas son écriture et ne parsèmeront pas son chemin de fleurs, mais plutôt d’embûches et d’obstacles. Ces partis, qui n’ont pas été nommés lors des consultations du palais de Baabda, ont un programme d’action qu’ils veulent mettre en œuvre avant la fin du règne d’Aoun, même à tout prix, comme il l’a dit.

Cet agenda, comme l’a dit Mikati à ceux qu’il a rencontrés, comprend le contrôle des centres sensibles et de base de l’État libanais et des centres – les clés de l’administration – du président Aoun depuis le palais.

Face à cette réalité, Mikati a affirmé qu’il fera face à toutes les pressions, et a parlé avec une détermination et une fermeté claires de son refus de se soumettre au chantage ou aux conditions qu’ils essaieront de lui imposer, demandant aux forces qui s’opposent à l’insistance de certains à tout contrôler à l’intérieur, à le soutenir et à le soutenir dans la prochaine étape.

Mais dans quelle mesure Mikati résistera-t-il à cette décision ? Va-t-il battre en retraite, faire des compromis et accepter des concessions si on lui demande de le faire, de la part des Français, par exemple ? Les sources répondent que Mikati n’a pas été interrogé à ce sujet, mais son ton élevé et sa hauteur n’ont jamais laissé entendre qu’il était dans cette affaire. Mais au Liban, tout est possible, concluent les sources.

    la source :
  • Almarkazia