SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 12 August 2022, Friday |

Ministère des affaires étrangères : L’absence de réponse du HCR aux demandes du Liban accroît les tensions sécuritaires

Le Ministère des Affaires Etrangères et des Emigrés a pris connaissance avec grand intérêt de la déclaration publiée par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés le 29 juillet 2022, soulignant l’importance d’un dialogue direct, calme et constructif. Il a regretté que de telles déclarations accentuent la disparité et augmentent les crises vécues par les Syriens déplacés et les communautés libanaises qui les accueillent, d’autant plus que le Liban n’a pris aucune mesure ou décision permettant de faire la distinction entre le Syrien déplacé et le citoyen libanais.

Dans un communiqué, le ministère a estimé que la crise alimentaire qui sévit dans le monde multiplie son impact sur le Liban en raison des problèmes économiques et financiers que connaît le pays, soulignant que le Liban a averti à plusieurs reprises que cette réalité conduira inévitablement à une compétition entre les Libanais, les réfugiés palestiniens et les Syriens déplacés pour les ressources alimentaires limitées, d’autant plus que les personnes déplacées et les réfugiés constituent un tiers de la population du Liban, et que 80% des Libanais vivent en dessous du seuil de pauvreté. Il ne fait aucun doute que la poursuite de cette situation conduira à une augmentation du niveau des tensions, et même du taux d’incidents de sécurité contre tous les groupes marginalisés au Liban.

Dans ce contexte, le ministère a souligné que l’incapacité du HCR à répondre aux demandes du Liban, en termes de partage d’informations et de données et de renforcement des efforts de redressement rapide en Syrie, pour permettre le retour progressif, sûr et digne des Syriens déplacés, constitue la principale raison derrière les problèmes croissants qui suscitent des inquiétudes et des tensions sur le territoire libanais, en L’absence d’un horizon clair pour résoudre la crise des déplacements syriens, et l’incapacité de la communauté des pays donateurs à présenter un plan indiquant les solutions appropriées, 11 ans après le début de la crise syrienne.