SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 2 December 2022, Friday |

Pas de médicaments dans les entrepôts de l’entreprise

Dans un communiqué, le Syndicat des importateurs de produits pharmaceutiques a renouvelé l’avertissement, « deux semaines après que le Syndicat des importateurs et des propriétaires d’entrepôts de produits pharmaceutiques au Liban ait lancé un cri d’alarme sur le danger d’épuisement des stocks d’un grand nombre de médicaments dans les sociétés qui lui sont affiliées, sur le danger de poursuivre la situation actuelle sans prendre de mesures immédiates pour y remédier. Les importations sont presque totalement arrêtées depuis plus d’un mois en raison de l’accumulation de créances en faveur des sociétés exportatrices, dont la valeur dépasse 600 millions de dollars. Celles qui sont importées continuent de répondre aux besoins du marché en ce qui concerne les quelques médicaments dont elles disposent sans interruption, ce qui accroît l’épuisement de leurs stocks restants de ces quelques médicaments. »

Le Syndicat a annoncé : « Les stocks des sociétés importatrices sont en train d’épuiser des centaines de médicaments essentiels qui traitent des maladies chroniques et incurables, et des centaines d’autres médicaments seront épuisés au cours du mois de juillet actuel si nous ne procédons pas à de nouvelles importations dans les meilleurs délais. »

Le Syndicat a souligné que « la seule solution à court terme exige une traduction sur le terrain de l’accord qui a eu lieu entre le Ministère de la Santé Publique et la Banque du Liban sous les auspices du Président de la République, notamment en ce qui concerne : le maintien de l’aide aux médicaments selon les priorités du ministère de la Santé publique, le paiement de toutes les cotisations des sociétés exportatrices à l’étranger afin de recommencer à fournir le Liban de médicaments, la Banque du Liban alloue un montant mensuel pour importer les besoins futurs du Liban en médicaments, qui sera déboursé selon les priorités du ministère de la Santé publique. »

Enfin, le syndicat a renouvelé sa demande « de mettre en place un système de distribution des médicaments qui assure les besoins mensuels du patient tels que déterminés par le médecin traitant, et empêche le stockage, le trafic et la contrebande. »