SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 1 December 2022, Thursday |

Plus de présidence et de gouvernement… Que fait le juge Bitar maintenant?

Le journaliste et expert en matière juridique Youssef Diab a révélé dans une interview exclusive à Sawt Beirut International qu’il est clair aujourd’hui que le président Nabih Berri a ouvert la voie aux marchandages et aux règlements sur la question de la présidence.

Diab a souligné qu’à ce jour, il n’y a pas d’atmosphère positive pour former un nouveau gouvernement, affirmant qu’aujourd’hui Gibran Bassil joue ses dernières cartes et l’alliance également, ajoutant que le Hezbollah sait que défendre Bassil le perd dans la rue chiite, et même le Hezbollah l’environnement a subi les échecs qui se sont produits à l’époque du mandat d’Aoun.

Diab a estimé qu’il est impossible de faire venir un président de la république au sein des alignements politiques, et la décision aujourd’hui dans le pays appartient au Hezbollah et il imposera son avis.

Il a ajouté que la majorité des partis ont aujourd’hui besoin d’un président de la république et qu’ils n’ont pas le luxe du temps et du gaspillage, car le pays est aujourd’hui désintégré et la situation est différente du passé. Il pensait que nous avions besoin d’un président acceptable de l’intérieur, au niveau régional et international, en particulier dans le monde arabe.

Il a souligné qu’il faut rechercher un président centriste capable de sauver le pays et non être un président compromettant car il n’est pas utile dans la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui, affirmant que les noms qui ont ces qualités sont très limité.

Diab a révélé que la période qui suit la vacance présidentielle pousse fortement vers l’arrivée du commandant de l’armée Joseph Aoun à la présidence.

Dans le cadre de la conversation, il a souligné que le Hezbollah poursuit l’accord de Mar Mikhael, premièrement, pour préserver la couverture chrétienne, et deuxièmement, pour prouver qu’il ne se retourne pas contre ses alliés.

Diab a vu que Bassil essayait, dans le dernier mois de l’ère, de former un gouvernement dans lequel il serait le décideur, et de faire passer par ce gouvernement le premier électeur à la présidence et de garantir ses gains au sein de l’autorité ou de faire chanter tous les autres partis.

Diab a souligné que le président Mikati a deux facteurs qu’il ne doit pas négliger, premièrement, ses relations régionales et internationales, et deuxièmement, sa position sur la base sunnite. Il a dit que ce sont les députés des changeurs et des indépendants de déterminer leurs choix.

Diab a estimé que le président Suhail Abboud a prouvé que malgré les tempêtes qui soufflent sur le système judiciaire, il est capable de le neutraliser, et nous pensons que la campagne contre lui va s’intensifier contre lui et tous les juges honnêtes au sein du système judiciaire, ajoutant que les Libanais le système judiciaire est malade à cause de l’ingérence politique et d’une tentative de l’appauvrir.

Quant au juge Tariq Al-Bitar, il a déclaré qu’il était toujours l’enquêteur judiciaire d’origine dans le dossier du port de Beyrouth, indiquant qu’il y a un effort politique pour entraver son rôle.

Il y a une tentative de nommer un enquêteur suppléant pour prendre en charge la libération des détenus dans le dossier du port. Il a considéré que les responsables du dossier des détenus dans ce dossier sont ceux qui entravent le travail du juge Bitar.