SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 29 November 2021, Monday |

Professeurs d’Al-Harak à l’Université Libanaise : la généralisation d’Ayoub contredit les traditions universitaires

Les professeurs d’al-Harak de l’université libanaise ont répondu aujourd’hui dans un communiqué: « À la circulaire n ° 4 publiée par (le président de l’Université libanaise) Dr Fouad Ayoub, qui traite de « l’interdiction de donner des informations sur l’Université libanaise jusqu’à ce que l’autorisation de son président a été obtenu. »

Ils ont déclaré dans un communiqué qu’Ayoub « est basé sur l’article 15 du décret 112 (Loi sur le personnel), qui interdit au salarié de divulguer les informations officielles qu’il a vues pendant son mandat, même après la fin de son service, à moins que son ministère ne le permet par écrit. Il est également fondé sur l’article 12 de la Loi sur la réglementation des universités, qui se limite à accorder la permission de donner des informations sur l’université, ses étudiants, ses enseignants, son personnel et d’autres affaires.

Ils ont déclaré: « En conséquence, tout le personnel universitaire (professeurs et administrateurs) sont empêchés de donner ou de donner des informations ou des documents officiels concernant l’université, ses étudiants, professeurs, personnel et autres affaires jusqu’à ce qu’une autorisation écrite a été obtenue de lui.

En réponse à cette circulaire- Hésie, nous sommes intéressés à mettre l’accent sur ce qui suit:

Premièrement: Dans les traditions académiques de l’Université libanaise:

Depuis 1964, le Conseil universitaire discute de l’article 15 du décret 112, et le Dr Edmond Naeem, doyen de la Faculté de droit de l’époque, est chargé d’élaborer une étude sur le sujet. M. Naeem a soumis son étude au Conseil et a conclu que cet article ne s’applique pas aux professeurs de l’Université libanaise. Cette jurisprudence a été approuvée par le Conseil universitaire. Il a été envoyé au Conseil de la fonction publique à l’époque. Cette décision a également été approuvée par le Conseil des services.

Les professeurs et les administrateurs de l’Université libanaise ont constamment exercé leur liberté d’exprimer leurs opinions sur les affaires et les difficultés de l’université sans la permission de quiconque par leurs liens et par leur activité individuelle.

La grande majorité des présidents de l’Université libanaise ont respecté cette liberté et n’ont pas reculé par rapport à la décision prise depuis 1964.

Un président a tenté de mentionner l’article 15, mais il a reculé devant l’opposition de l’Association des enseignants et de l’opinion publique.

L’Association des enseignants élue par l’organisme éducatif est le seul représentant légitime des enseignants et s’intéresse à exprimer leur opinion sur toutes les affaires de l’université.

Ceux qui perturbent le Conseil universitaire d’être seuls dans la décision ne peuvent abolir les libertés académiques et perturber le travail d’équipe par le biais de conseils académiques dans l’administration universitaire.

Deuxièmement: les libertés académiques, les droits individuels et les libertés protégés par les conventions internationales sur l’enseignement supérieur:

L’Organisation internationale pour l’éducation, l’éducation et la culture (UNESCO) a approuvé des recommandations sur le statut du personnel enseignant dans l’enseignement supérieur et le gouvernement libanais a approuvé le projet de loi mondial sur l’enseignement supérieur et ces recommandations.

Voici quelques faits saillants :

Article 26: « … Tous les membres du corps professoral de l’enseignement supérieur devraient avoir la liberté de pensée, de conscience, de religion, d’expression et de participation aux réunions et aux associations et « avoir le droit de contribuer à la transformation sociale en exprimant librement leurs points de vue sur les politiques et les politiques de l’État affectant l’enseignement supérieur ».

Article 27: « … Il devrait veiller à ce que les membres du corps professoral de l’enseignement supérieur… Le droit qui n’est limité par aucun enseignement imposé est la liberté d’exprimer son point de vue sur les institutions ou les systèmes dans lesquels ils opèrent, de ne pas être soumis au contrôle institutionnel et à la liberté de participer à des organismes académiques professionnels ou représentatifs.

« Étant donné que les conventions internationales sont au-dessus des lois locales, la liberté syndicale et académique et la liberté d’opinion sont protégées pour tous les professeurs et administrateurs.

La généralisation de M. Ayoub est donc rejetée parce qu’elle contredit les traditions de l’Université libanaise et les accords internationaux sur l’enseignement supérieur. Les professeurs et administrateurs d’universités continueront, par l’intermédiaire de leurs associations et conseils universitaires, ainsi que des professeurs et administrateurs à la retraite, en exerçant leurs libertés, comme par le passé, et en défiant toute tentative obscurantiste dictatoriale datant de l’époque des anciens régimes.

Le jour doit venir où le pouvoir judiciaire indépendant contribuera au nettoyage de l’Université nationale de toutes les déviations qu’elle a subies. « Le mouvement béni du peuple libanais doit contribuer à mettre fin à tous les fonctionnaires corrompus qui ont été imposés par des interventions dans des postes qui ne sont pas éligibles. »

    la source :
  • NNA