SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 29 November 2022, Tuesday |

Qu’a dit Moussa à « Sawt Beirut International » ?

Rania Ghanem

Walid Moussa, chef du Syndicat des courtiers et consultants immobiliers, a confirmé à « Sawt Beirut International » que l’impasse dans le mouvement du développement commercial et de la construction est le maître de la situation, sachant que la scène a commencé. . A améliorer après la Révolution d’Octobre, surtout après les contrôles imposés par les banques sur les retraits de dollars et les virements.  »

Il dit: « Après avoir imposé ces contrôles, les déposants ont acheté des biens immobiliers en échange de chèques bancaires dans le but de convertir leur argent en actifs réels, et ce fait a aidé les développeurs à rembourser beaucoup d’argent… leurs dettes bancaires. »

Il ajoute: « Mais après que la monnaie nationale a perdu sa valeur, le marché est entré dans une nouvelle phase, où environ 90 % des ventes immobilières sont payées en espèces, ce qui a entraîné une baisse de la demande à des niveaux sans précédent.  »

Les prix baissent des deux tiers

Les prix de l’immobilier ont baissé d’environ 60 à 30%, selon la région et le pouvoir d’achat de ses habitants, selon Moussa.

Il a ajouté: « L’offre d’appartements est devenue inévitablement supérieure à la demande, et le taux d’escompte adopté par le vendeur varie en fonction de son besoin de vendre.

Moussa attribue la raison de la baisse à la situation économique précaire, qui s’accompagne d’une baisse de la valeur de la monnaie nationale, du pouvoir d’achat et du manque de confiance dans le pays en général.

Pas de nouveaux projets immobiliers

Concernant les projets encore en construction, Moussa précise que le promoteur négocie avec l’acheteur pour reprogrammer et tarifer les appartements, car le promoteur n’est plus en mesure de continuer avec les anciens prix, et l’acheteur n’est pas en mesure de retirer son argent de la banque.

Il a ajouté: « Le futur gouvernement devrait résoudre ces problèmes et réorganiser les contrats entre le vendeur et l’acheteur, en fournissant les liquidités nécessaires pour mener à bien les projets au niveau minimum qui permet à l’acheteur de vivre.  »

L’expatrié à la pointe des acheteurs

Moussa souligne que si la situation politique s’améliore et que la stabilité sécuritaire revient, les développeurs peuvent prendre des initiatives d’investissement, mais il s’agira inévitablement de projets spécialisés conçus pour les expatriés.

Il a ajouté : « Après la baisse des prix de l’immobilier, la capacité de l’expatrié à posséder une propriété ou un appartement au Liban est devenue plus grande ».

Il affirme que malgré les prix bas, les Libanais ont perdu leur capacité à acheter des biens immobiliers, donc la demande est actuellement limitée aux expatriés et aux Libanais qui ont des comptes bancaires à l’étranger, et le mouvement de vente est concentré à Beyrouth et sa banlieue.

L’investisseur du Golfe, si la situation politique se stabilise, jouera un rôle clé dans l’investissement dans l’immobilier car les prix sont devenus faisables avec la baisse du prix du foncier et des coûts d’exploitation comme la main d’œuvre et certains prix des matières premières comme le ciment, et une baisse de la marge bénéficiaire des développeurs.

Les loyers sont fixés en dollars

Quant aux loyers, une grande partie des propriétaires immobiliers convertissent leurs contrats de bail en devises, notamment à Beyrouth, afin de garantir leur droit après la dévaluation de la monnaie nationale.

Moussa précise que les loyers ont également baissé de plus de 60 %, mais que leur prix a été fixé en dollars.

Il a ajouté: « Malgré la baisse des loyers, ils restent élevés pour les Libanais, la lire perdant environ 95 % de sa valeur, et c’est un nouveau défi pour les locataires et les propriétaires. »

Soulignant que les propriétaires cherchent à attirer des étrangers ou des Libanais qui perçoivent leurs salaires en devises étrangères.  »

Les permis de construire se précipitent

Il est à noter que le nombre de permis de construire délivrés par les services immobiliers a augmenté en ce début d’année, malgré la stagnation quasi totale du mouvement d’urbanisme.

Moussa attribue la raison au fait qu’un groupe de développeurs s’est précipité pour obtenir des licences au taux de change de 1 500 livres libanaises, avant que leurs prix n’augmentent.

Il a poursuivi: « À utiliser ultérieurement après l’amélioration du marché immobilier et le retour de la reprise économique, soulignant que le permis est valable plus de cinq ans. »

Un possible crise du logement

Cette terrible réalité du secteur du logement va conduire à une explosion sociale, selon Moussa.

Il a ajouté que ses répercussions se répercuteraient sur la jeunesse libanaise, et sur sa capacité à se marier et à fonder une famille : « Cette crise pourrait ramener la jeunesse en arrière des décennies, alors que le jeune homme vivait avec sa famille après le mariage ».

Il ajoute : « Les gens sont enfin occupés avec leurs soucis de subsistance et comment ils vont assurer les nécessités de base de la vie telles que la nourriture, les vêtements, etc., mais après une courte période, ils se rendront compte qu’ils ne sont plus en mesure de posséder ou de louer un maison ou appartement. »

Le pays ira à la tendance dominante en Inde, selon laquelle l’achat de biens immobiliers est limité aux non-résidents, en raison de l’absence de capacité d’achat des citoyens, au cas où les gouvernements successifs n’adopteraient pas les politiques, procédures et des incitations, afin d’encourager les investissements immobiliers, à développer des propriétés à des prix acceptables.