SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 24 September 2022, Saturday |

Qu’est ce qui nous attend apress 15 mai?

Le compte à rebours a commencé et la date du processus démocratique approche. Certes, ces élections législatives ne seront pas les mêmes que celles qui les ont précédées, et chacun attend avec prudence le gouvernemnt, et le peuple se demande qu’est-ce qui se passera-t-il après le 15 mai ? La réponse est dispersée entre la crise économique et ses effets, et l’enfer est notre misérable destin.

Au pays des merveilles, tout est possible. Alors attendons !

L’analyste politique Nidal Al-Saba a confirmé, a « Sawt of Beirut International » que « la situation économique ne s’améliorera pas immédiatement après les élections, car l’autorité n’a pas encore conclu d’entente avec la communauté internationale, en particulier avec laquelle le Liban entretient des relations historiques avec elle, comme le Royaume d’Arabie Saoudite et d’autres, et la situation dépend des résultats ».

Al-Saba a poursuivi: « Nous devons attendre, d’autant plus que l’obsession du report des élections revient. Dans ce contexte, la tragédie de Tripoli, qui compte encore jusqu’à présent 40 martyrs et l’État n’a pas pris de mesures pour récupérer les corps, et ces procédures sont,si elle est mise en œuvre avant les élections, elle conduira inévitablement à des tensions sécuritaires dans le nord, qui constitue un obstacle pour les élections, et si les procédures sont retardées, elles se dérouleront sans heurts ».

Al-Sabaa a également vu que ces élections ne se dérouleraient pas comme les précédentes, car il y a deux événements principaux, dont le premier est les résultats de la révolution du 17 octobre, ainsi que la demande populaire de changement, et le second c’est le retrait du « Mouvement du Futur »de l’action politique, et donc le peuple libanais, en particulier la communauté sunnite, est confronté à un pluralisme Après 30 ans d’unilatéralisme dans lequel il vivait  et donc il y aura un retour des dirigeants historiques dans Le Liban ainsi que de nouveaux visages dans la rue sunnite, qui souffre d’une crise négative qui est façonnée par le « boycott électoral » que si la progression du Liban tombe sur un plateau d’or pour le Hezbollah ».

Al-Saba a exprimé la nécessité de « conduire des élections transparentes et justes, d’autant plus que le résultat électoral n’est pas attendu, car le résultat est déterminé par l’urne, d’autant plus que cette urne réserve toujours de nombreuses surprises, espérant que ces élections conduiront à la formation d’un gouvernement en temps opportun qui réponde rapidement aux défis auxquels il est confronté ».

Al-Saba a affirmé: « Le Royaume d’Arabie saoudite n’abandonnera pas l’État libanais, surtout après la réforme des relations comme première étape, et la mise en place d’un fonds d’aide avec la bénédiction française et saoudienne inévitablement, ce qui met en garde contre la gravité de la situation. L’intention » du Royaume comme d’habitude d’aider le Liban ».

Il a souligné que le Royaume ne s’est pas ingéré et ne s’immiscera pas dans les affaires du processus électoral, mais attend plutôt, que les Libanais libres respectent leur décision « souveraine » et a incité les sunnites à participer au processus électoral, mais dans ce cas, l’opération a entraîné le résultat de personnes hostiles au Golfe, et cela va définitivement aliéner à nouveau le Royaume.

La polarisation politique au Liban s’est accentuée, et le peuple libanais se débat au quotidien. Le 15 mai seul est un refuge. Les Libanais eux-mêmes pataugent dans la crise, noyés dans la pauvreté autant que dans la faim.

Après le 15 mai, ce n’est définitivement plus la même chose comme avant, c’est donc l’explosion ou la stagnation ?

    la source :
  • Sawt Beirut International