SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 1 December 2022, Thursday |

Riad Salameh: Le prix de 1507 livres libanaises pour le dollar officiellement approuvé « n’est plus réaliste aujourd’hui »

Le gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salameh, a confirmé que l’obtention par le Liban, dans le cadre d’un accord avec le Fonds monétaire international, d’un soutien compris entre 12 et 15 milliards de dollars, contribuera à relancer l’économie et à restaurer la confiance.

Dans une interview à l’AFP, il a expliqué: « Notre part dans le FMI est de quatre milliards, et les pays peuvent venir y ajouter par l’intermédiaire du FMI.

On peut généralement atteindre un montant compris entre 12 et 15 milliards de dollars.  »

Soulignant que « ce montant aide le Liban à repartir et à restaurer la confiance ».

Salameh a souligné que la réserve obligatoire auprès de la « Centrale » a diminué à 12,5 milliards de dollars, après qu’elle était de 32 milliards avant le début de la crise économique il y a deux ans.

Il a ajouté: « La réserve obligatoire d’aujourd’hui est d’environ 12,5 milliards de dollars.  »

Il a expliqué que la Banque du Liban, qui ces derniers mois a levé les subventions sur l’importation des principaux produits de base, notamment les carburants et un certain nombre de médicaments, est en mesure de financer l’importation des produits subventionnés restants pendant une période d’au moins six à neuf mois.  »

Le gouverneur a estimé que le taux de change officiel n’était « plus réaliste ».

Après que la livre libanaise ait perdu plus de 90% de sa valeur par rapport au dollar, les taux de change au sein de la banque centrale et du marché parallèle ont varié.

Il a déclaré que le prix de 1 507 livres pour un dollar, qui a été officiellement approuvé depuis 1997, « n’est plus réaliste aujourd’hui ».

Après avoir « servi » l’économie et rendu « la situation économique et sociale du Liban bonne pendant 27 ans.  »

Il a expliqué que le taux de change ne peut être unifié sans stabilité politique et avant un accord avec le Fonds monétaire international.

Concernant les négociations sur le fonds, Salameh a précisé qu’elles sont encore dans la phase des chiffres et qu’un plan n’a pas encore été élaboré pour les présenter au fonds.

Il a expliqué : « Le Liban est toujours dans la phase des chiffres. Les Libanais n’ont pas encore soumis de plan au FMI pour discussion.  »

Il a affirmé l’accord des négociateurs libanais pour estimer le montant des pertes financières à 69 milliards de dollars, après que l’écart entre les négociateurs libanais dans la détermination de ce nombre avait renversé les précédents cycles de négociations avec le Fonds à l’été 2020.