SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 1 December 2022, Thursday |

Sfeir réélu président de l’Association des banques: C’est l’Etat qui retient l’argent

L’Association des banques a assisté aujourd’hui à l’élection de son président et de son conseil d’administration, et Salim Sfeir a été réélu président du conseil d’administration de l’Association des banques,Nadim Kassar,le vice-président,Abdul Razzaq Ashour, trésorier du conseil d’administration de l’Association des banques du Liban, et Walid Rafael, secrétaire du conseil d’administration.

Nadim Kassar, Walid Raphael, Saad Azhari, Anton Sehnaoui, Raya Haffar Al-Hassan, Ghassan Assaf Joseph Tarbey, Samir Hanna Abdel Razzaq Ashour, Tanal Sabah et Simon Bassil ont également été élus membres du conseil d’administration de l’Association des banques de Liban pour deux années supplémentaires.

Dans ce contexte, Sfeir a déclaré: « La crise libanaise est survenue après des années de réticence à mener de véritables réformes, ainsi que le gaspillage et la corruption dans les institutions de l’État. »

Sfeir a ajouté : « Les banques libanaises ont lutté pour préserver leur présence, leurs clients et leurs actifs, malgré des sacrifices et le ciblage systématique depuis près de deux ans. »

Sfeir s’est adressé aux déposants en disant:

« Les banques, comme tous les autres secteurs, de l’industriel, de l’agriculture, du tourisme et de l’hospitalisation, sont victimes de la mauvaise gestion du pays, et les banques et les déposants sont dans le meme bateau. »

Il a dit: « Ne permettez pas que les banques et les déposants soient divisés en deux équipes qui se battent et ainsi ils réussissent à échapper à la responsabilité, car c’est l’État qui retient l’argent, par sa décision de ne pas payer ses dettes. »

Il a poursuivi: « Les banques n’ont pas gaspillé l’argent des déposants et n’ont pas dépensé pendant plus de 10 ans sans budget, c’est-à-dire sans responsabilité ni supervision », notant que « l’État, avec sa mauvaise gestion, a poussé le taux de change à s’effondrer et causer des pertes de la valeur des dépôts. »

Il a souligné que « la faillite de n’importe quelle banque signifie la perte de tout l’argent, et la fermerture de n’importe quelle banque signifie chasser centaines de familles du travail et arrêter tous les services financiers pour des centaines de milliers de personnes ».

Il a appelé « tous les membres de l’Association des banques à s’unir avec les déposants pour depasser la prochaine étape dans l’intérêt du Liban ».