SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 28 November 2022, Monday |

Soutien de l’armée par l’ONU et la communauté internationale : il est interdit de tomber sous le poids de la crise de la vie

Au début du mois, le commandement des Force intérimaire des Nations Unies au Liban « FINUL » a annoncé le début d’un programme de soutien aux forces armées libanaises, qui comprend la fourniture de livraisons mensuelles de carburant et de repas complets pour environ 27 000 soldats, ainsi que des quantités de médicaments pour la médecine militaire.

Hier, le soutien international à l’institution militaire a pris le chemin de la mise en œuvre pratique. Le commandant de l’armée, le général Joseph Aoun, a reçu dans son bureau à Yarzeh, le commandant de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban Stefano Del Col, à la tête d’une délégation, et l’accord exécutif de la résolution 2591 a été signé, qui prévoit la fourniture d’une aide par les Nations Unies aux unités militaires de l’armée qui effectuent des missions conjointes avec la FINUL dans le secteur sud du Litani.

Il est à noter, selon ce que des sources diplomatiques disent à Al-Markaziya, que quelques jours avant la publication de la déclaration de la FINUL, le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, exprimait l’inquiétude de la communauté internationale face à la situation au Liban et aux répercussions de ses crises sur l’armée, exprimant ses craintes quant à la poursuite de la détérioration sociale et économique, et l’incapacité des institutions de l’Etat libanais à fournir des services de base, ce qui compromet la mise en œuvre de la résolution 1701. Il a noté que « la capacité des Forces armées libanaises à poursuivre leurs opérations dans la zone d’opérations de la FINUL a diminué, C’est une source de préoccupation, et dans ce contexte, le soutien des institutions de sécurité, en particulier les Forces armées libanaises, en tant que seule force armée légitime au Liban, est d’une importance capitale. »

Selon les sources, la coopération entre la FINUL et l’armée au sud du Litani, qui a débuté hier, ne restera pas confinée à cette zone géographique, mais le soutien « international » à l’institution militaire s’étendra successivement aux brigades, aux casernes et aux points dispersés dans plus d’une zone. Les Nations Unies ne seront pas seules à « aider » l’armée, poursuivent les sources, mais toutes les grandes capitales contribueront à ce processus, par le biais d’argent, d’équipements, de nourriture, de médicaments et de carburant…

Tous les pays adhèrent fermement à la stabilité sécuritaire du Liban et craignent qu’elle ne soit affaiblie sous le poids des crises vivantes, notamment en ce qui concerne le nombre considérable de déplacés syriens et de réfugiés palestiniens, et puisque la région ne peut tolérer un nouveau foyer de tension… Les pays insistent sur le fait que l’armée tiendra bon face à la crise économique que traverse le Liban, pour continuer à remplir ses fonctions de la meilleure façon. Washington s’active sur cette ligne, tout comme les pays européens et les pays arabes et du Golfe apportant à l’armée une aide financière, matérielle et en nature, alors que le commandant de l’armée n’est pas tranquille et continue à élever la voix localement et internationalement, réclamant justice pour ses soldats et l’amélioration de leurs conditions de vie, et malheureusement, il est entendu à l’étranger plus qu’à l’intérieur.

Grâce à ce mouvement, qui est attribué à des performances et à une compétence militaires élevées, nous avons pu gagner l’admiration du monde. L’institution restera fermement sur ses pieds, et les pays amis ne la laisseront pas s’effondrer, car l’armée est le dernier signe de « légitimité et de droit » au Liban.

    la source :
  • Almarkazia