SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 28 October 2021, Thursday |

Tlais a souligné la nécessité d’adopter un tarif juste et exceptionnel pour le transport

Les fédérations et syndicats du secteur du transport terrestres au Liban se sont réunis, au siège de la Confédération générale du travail, présidée par Bassam Tlais et en présence des responsables des fédérations et syndicats du secteur.

Tlais a commencé la réunion en déclarant: « La suspension du mouvement était nécessaire pour la rencontre avec le Premier ministre par intérim pour discuter avec lui de la réalité du secteur des transports terrestres, qui avait auparavant suggéré trois choses:

1- Adopter la carte de financement pour les chauffeurs, comme c’est le cas pour le reste des Libanais.
2- Fournir une somme forfaitaire pour tous les véhicules opérant dans le transport terrestre, d’un montant de 500 mille LBP.
3- Attribution d’un nombre de bidons d’essence et de diesel pour voitures et camions publics (essence 40 000-diesel 30 000)

Il a annoncé: « L’accord avec le Premier ministre est que dès la mise en œuvre de la carte de financement, et immédiatement après un mois, l’application des termes de la proposition commencera car elle nécessite certaines procédures et mesures. »

Il a déclaré: « Nous, en tant que syndicats, considérons cette réalisation comme positive et elle devrait se refléter sur le tarif du transport. Lors de notre entretien est arrivée la loi qui a été approuvée il y a quelques jours – la loi sur la carte de financement, en attente du fournissement du financement pour elle. »

Il a souligné « la nécessité d’adopter un tarif exceptionnel et équitable pour le transport dans une phase transitoire jusqu’à la mise en place de la carte de financement »,notant que « dès lundi prochain, il y aura des réunions de travail avec les concernés pour faire le suivi de la mise en œuvre de toutes les promesses qui nous ont été faites », et que l’État libanais doit supporter le fardeau du transport, et non pas le citoyen.

Concernant le carburant, Tlais a souligné que « l’attention à ce secteur est nécessaire, et nous avons cherché à fournir des stations à Beyrouth 24h/24 pour les chauffeurs, ce qui n’a pas continué en raison des problèmes survenus. »

Tlais s’est adressé au ministre de l’énergie par intérim, Raymond Ghajar, en lui demandant: « S’il y avait un transport public, comment lui fourniriez-vous des dérivés du pétrole? Il l’a appelé à « adopter le mécanisme nécessaire pour fournir les besoins du transport de carburant ».

Il a dit: « Les arguments de la contrebande et du marché noir sont toujours présentés. Comment se produisent-ils et quelle est leur relation avec la contrebande? La surveillance et les poursuites sont des devoirs de la protection des consommateurs et des forces de sécurité concernées. Où est la surveillance? »

Tlais a appelé les chauffeurs à ne pas déformer l’image du secteur des transports terrestres à la lumière de la crise actuelle.

Il a souligné que « le secteur des transports terrestres va revoir la commission parlementaire des travaux et des transports sur la question du contrôle mécanique ».

Il a conclu : « Dès le début de la semaine prochaine, les réunions commenceront à mettre en œuvre ce qui a été convenu et à suivre le reste des questions, en particulier le rôle du ministère de l’Économie dans la suppression des monopoles et du marché noir en termes de carburants. »

De sa part, le chef du syndicat des propriétaires de camions, Shafik al-Kassis, a confirmé que « la rencontre avec le Premier ministre par intérim a été un succès, et nous attendons la mise en œuvre ».Il a déclaré: « Nous avons demandé beaucoup de choses qui concernent le secteur des transports terrestres, notamment les horaires de travail du secteur des camions. »

Le secrétaire général de la Fédération des chauffeurs publics, Ali Mohieldin,a blâmé le gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salameh, « qui agit à sa guise en ouvrant des crédits financiers pour les importations de base du Liban ».