SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 21 October 2021, Thursday |

Un avertissement américain au gouvernement: Le silence sur les projets libanais de l’Iran fermera la porte au soutien anticipé

Almarkazia

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir Abdollahian, a quitté Beyrouth Vendredi soir pour se rendre à Damas, poursuivant une tournée, qualifiée par des sources politiques de l’opposition à « Almarkazia », consacrée à la visite des capitales que Téhéran considère comme contrôler.

Alors qu’un responsable des gardiens de la révolution iraniens a annoncé il y a des années que la République islamique contrôle tout Bagdad, Damas, Sanaa et Beyrouth.

En tout cas, à peine le diplomate a-t-il terminé sa visite au Liban que le département d’État américain a annoncé que la secrétaire d’État adjointe Anthony Blinken, Victoria Nuland, commencerait une tournée internationale comprenant le Liban, la Russie et la Grande-Bretagne.

Selon les informations, les entretiens du responsable américain au Liban auront lieu Jeudi, après ajustement de la date de la visite.

La délégation sera donc à l’écoute, mais elle a aussi quelque chose à dire, ajoutent les sources.

Les Américains conseilleront les responsables libanais sur les réformes économiques et « souveraines ».

Cependant, ils se concentreront principalement sur la nécessité d’aller de l’avant avec le plan proposé par Washington pour résoudre la crise de l’électricité, en acheminant le gaz égyptien en Jordanie via la Syrie.

Ici, Nuland confirmera que si le gouvernement prend cette voie au sérieux, la Maison Blanche émettra rapidement des dérogations aux sanctions de César, pour protéger cette tendance libanaise.

Mais la diplomatie ne s’arrêtera pas là.

Il l’est, car il niera l’existence d’un blocus américain sur le Liban.

Il soulignera la nécessité pour le gouvernement de faire face à toute pression du Hezbollah pour approuver les projets et offres iraniens.

Elle dira à ceux qui sont concernés:

« Nous avons fermé les yeux sur le pétrole et les chars iraniens qui ont pénétré au Liban, malgré l' »interdiction » que nous imposons sur le carburant iranien.

La délégation mettra en garde ici contre les conséquences du succès du Hezbollah, avec ou sans l’approbation du gouvernement, dans l’ouverture du territoire libanais aux usines et métros iraniens.

Pendant ce temps, alors que le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, prononcera un discours aujourd’hui, face à une campagne israélienne peu rassurante, il existe un scepticisme quant à la source du gaz égyptien et est commercialisé comme étant israélien.

Les sources estiment que le gouvernement devrait améliorer le choix et bien étudier sa position : s’il suit les demandes de Nasrallah ou garde le silence sur ses « projets » unilatéraux, il aura fait un faux pas, et fermera ainsi toute porte au soutien américain notamment et le soutien international en général, à l’avenir.

Mais s’il affronte le Hezbollah, il sera contraint à bout dans les projets américains.