SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 20 September 2021, Monday |

Un nouveau scandale aux douanes: l’arrestation de hauts fonctionnaires en raison de ces délits

Un nouveau scandale a été révélé à la douane libanaise, représenté par l’implication d’un certain nombre de hauts fonctionnaires dans des délits de détournement de fonds publics et de manipulation de données douanières.Elle a abouti à l’arrestation des personnes impliquées dans ces opérations, dont un ancien directeur général des douanes,en raison de consultation de l’enregistrement électronique soit pour la modifications illégales des normes objectives qu’il contient ou soit la vidange de leur contenu, ou pour avoir changé les taux de soumission des marchandises à l’inspection.

Après de premières investigations menées sur plusieurs semaines, l’Avocat Général des Finances, le Juge Jean Tannous,a inculpé chacun des employés: « Ghassan. N », « Michel. Ch », « Samar. M » « Chafik. M » et les salariés du Programme des Nations Unies pour le développement « Jean. M » et « Elias. N », pour les délits de « formation d’une association malfaisante dans le but de détourner des fonds publics, d’accepter un pot-de-vin, de saboter des installations publiques, d’enrichissement illicite,l’irrespect des obligations… » Il a également ordonné aux autorités compétentes de geler leurs comptes dans toutes les banques libanaises, et de mettre un signe sur toutes leurs fonds mobiliers et immobiliers et les empêcher de rentrer dans tout siège de la douane libanaise jusqu’à la fin de leur procès.Il les a transféré comme détenus au premier juge d’instruction de Beyrouth, Charbel Abou Samra, et a demandé leur interrogatoire et l’émission de mandats d’arrêt à leur encontre.

Une source judiciaire bien informée a révélé à « Sawt Beirut International », que: « Après avoir procédé à un examen attentif du dossier électronique appartenant à l’enregistrement des opérations en cours sur le « Système Najm », il a été constaté que les prévenus susmentionnés, « pendant et en dehors des heures de travail officielles, sont entrés dans le « Système Najm » et ont fait modifications illégales des critères objectifs qu’il contient, que ce soit en vidant les normes de leur contenu, ou en manipulant les taux de soumission des marchandises à l’inspection douanière. »

La source judiciaire a révélé certaines des actions de ces personnes, et a indiqué qu’ « ils ont inspecté des types spécifiques de marchandises chères, à un taux de cinq pour cent au lieu de cent pour cent, puis ils ont effacé ces opérations et les ont annulées du système.Le but à travers ces opérations était de faire passer des données douanières sur la Ligne Verte, ce qui conduit à les retirer du service d’inspection douanière et nuisant à l’intérêt du trésor public, que ce soit en ne percevant pas les droits de douane nécessaires sur elles ou en s’acquittant d’une partie de celles-ci. »

Elle a souligné que « l’enquête à laquelle les auteurs du rapport technique et l’enquête administrative en cours au Conseil supérieur des douanes ont été soumis, a montré qu’après avoir passé les données en infraction sur la ligne verte un certain jour, le système est à nouveau manipulé afin de passer un nombre suffisant d’autres données sur la ligne rouge pour couvrir ce qu’ils ont fait. »

Selon la même source, le juge Tannous a accusé d’anciens fonctionnaires, le premier de l’administration des douanes et le second du Conseil supérieur des douanes, d’un délit de « violation de leurs fonctions, car il n’était pas prouvé qu’ils étaient impliqués dans le processus sur le « système Najm », et ils n’étaient pas au courant de ces opérations, ce qui les éloignait des poursuites pour les infractions pénales susmentionnées. »