SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 2 December 2022, Friday |

Un pas remarquable de la BDL vis-à-vis de la banque Al Baraka « en difficulté »!

La Banque du Liban a nommé un directeur temporaire pour la banque islamique Al Baraka opérant au Liban depuis le début des années 90, selon ce qu’une source au sein de la Banque centrale a confirmé à l’Agence France-Presse, dans une démarche qui intervient à la lumière des difficultés d’Al Baraka en raison de l’impact de la crise économique.

C’est la première fois que la Banque du Liban prend une mesure similaire depuis le début de l’effondrement économique du pays en 2019 et le déclin du secteur bancaire, qui était considéré il y a des années comme un pilier fondamental de l’économie du pays.

La source a déclaré, sous couvert d’anonymat: « L’Autorité bancaire suprême a nommé un directeur temporaire pour
Al Baraka afin de protéger les intérêts des déposants et sur la base des lois. »

Al Baraka est l’une des petites banques du groupe Al Baraka basé à Bahreïn et dirigée par l’homme d’affaires saoudien Abdallah Saleh Kamel.

Une source proche du dossier de la banque à Beyrouth a révélé à France Presse, sous couvert d’anonymat, que « la banque souffre d’une confusion administrative depuis des années, et c’est la seule banque qui n’a pas réalisé de bénéfices avant même le déclenchement de la crise économique ».

Et il est probable que la décision de la Banque du Liban sera « un premier pas sur la voie du lancement de la voie de la liquidation des petites banques en difficulté ».

Il n’y a eu aucun commentaire officiel de la direction de la banque.

Et le journal Al-Akhbar a déclaré vendredi que la décision, rendue il y a une semaine, vise à « gérer les affaires » de la banque et à « la liquider ».

Selon le journal, la direction de la banque a informé la Banque du Liban il y a des mois qu’elle n’avait pas l’intention d’augmenter ses investissements après les pertes subies à la suite de l’effondrement économique et financier.

La restructuration du secteur bancaire, qui comprend plus d’une soixantaine de banques, est l’une des principales demandes de réforme exigées par le Fonds monétaire international en contrepartie de la mise en œuvre d’un plan d’aide au Liban de trois milliards de dollars sur quatre ans, sur lequel un accord préliminaire a été atteint en avril.

Et si la nomination d’un directeur intérimaire pour Al Baraka était une première étape sur la voie de la restructuration du secteur bancaire, la source de la Banque du Liban a déclaré: « La Banque centrale a présenté un projet de loi » à cet égard, mais les travaux selon elle « ne commencera pas avant que le Parlement ne l’ait votée ».

Le secrétaire général de l’Union des banques arabes à Beyrouth, Wissam Fattouh, a déclaré à l’AFP: « Les éléments de fusion (entre banques) ou de propriété par les grandes banques ne sont plus possibles », après trois ans de crise.

Et il a exprimé sa conviction que la Banque du Liban « n’interviendra dans aucun processus de fusion et n’accordera pas de prêts pour le faciliter, tout comme les grandes banques, quelle que soit la taille de leur portefeuille, ne sont pas prêtes à leur ajouter de nouvelles charges en achetant de petites banques qui ne pourront pas payer leurs obligations. »

    la source :
  • AFP