SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 4 December 2022, Sunday |

Une conférence élargie à l’Union générale du travail pour discuter de la situation hospitalière et sanitaire au Liban

La situation hospitalière et sanitaire au Liban a fait l’objet d’une réunion au siège de l’Union générale du travail, à laquelle ont participé les ministres de la Santé publique Firas Al-Abyad.

Le chef de l’Union générale du travail, Bechara Asmar, a indiqué que « ce système souffre de crises majeures qui ont atteint le point de s’effondrer, et une nouvelle politique claire et réaliste doit être développée pour faire face à cet effondrement.  »

Il a souligné que « la levée du soutien à la médecine sans plans alternatifs a conduit à une catastrophe sociale et sanitaire, qui nécessite un traitement rapide grâce à une carte de santé ou d’hospitalisation similaire à la carte de financement ».

Et il a évoqué « les garants de la Caisse nationale de sécurité sociale, les compagnies d’assurances et les mutuelles, qui ne peuvent plus continuer face au chaos hospitalier.  »

Il a appelé à « la nécessité de renforcer la Caisse nationale de sécurité sociale et d’approuver les projets nécessaires à son activation, et l’Etat doit payer les cotisations accumulées ».

Il a souligné que « les rivalités politiques empêchent de résoudre ces crises ».

Pour sa part, Al-Abyad a estimé: « Aujourd’hui, nous subissons une crise existentielle et le citoyen libanais a perdu sa capacité à vivre une vie décente parce que la monnaie nationale a perdu sa valeur.  »

Il a souligné que « le budget du ministère de la Santé est passé de 450 millions de dollars à 20 millions de dollars.  »

Il a présenté « les problèmes d’importation de médicaments et les mesures adoptées par le ministère pour fournir des médicaments contre les maladies chroniques et cancéreuses au plus grand nombre de patients, selon le budget qui lui est alloué ».

Il a annoncé 4 réalisations:

– Centres de soins primaires qui fournissent des médicaments gratuits.

– L’industrie nationale qui produit des médicaments au niveau de qualité international.

– Ouvrir la voie à l’enregistrement initial des médicaments pour briser le monopole de la drogue au Liban.

– La mise à disposition de la carte médicaments auprès des donateurs pour soutenir les patients libanais.

– La Banque mondiale soutient le tarif officiel d’hospitalisation, de sorte qu’un accord est en cours de discussion à cet égard.

Il a expliqué que « la nécessité est de soutenir la Caisse nationale de sécurité sociale pour pouvoir jouer son rôle et couvrir les dépenses encourues par celle-ci, en plus de la nécessité d’accorder un prêt de la Banque islamique de développement d’un montant de 30 millions de dollars, pour soutenir les hôpitaux publics. «